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Les humanitaires reviennent progressivement dans l’Est

Par AFP

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Les organisations non-gouvernementales sont en train de revenir progressivement sur leurs lieux d'activité dans l'Est du Tchad, troublé la semaine dernière par l'attaque des rebelles venus du Soudan, a appris l'AFP de sources concordantes auprès des ONG au Tchad.

"Les ONG reviennent progressivement", a affirmé à l’AFP une source proche d’une ONG.

"Certaines ONG n’ont d’ailleurs jamais quitté le secteur. On devrait rapidement assister à un retour à la normale", a souligné une autre source d’une ONG.

La Mission de l’ONU en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) a elle déployé 120 soldats de l’ONU à Koukou Angarama (au Tchad, près de la frontière soudanaise) de manière provisoire", a affirmé à l’AFP son porte parole Michel Bonnardeaux.

"En déployant ces soldats qui doivent sécuriser les personnels humanitaires, les réfugiés et les déplacés, nous espérons inciter les ONG à revenir et les aider à un retour à une activité normale", a commenté M. Bonnardeaux.

Certaines ONG avaient "relocalisé" leurs personnels après l’attaque des rebelles entrés au Tchad le 4 mai. Ceux-ci étaient passés dans le secteur de Goz Beida (sud-est), où se trouve le camp de réfugiés de Koukou Angarama (30. 000 réfugiés soudanais environ) ainsi que plusieurs camps de déplacés tchadiens regroupant plus de 50. 000 personnes.

La situation était calme dans l’Est du Tchad depuis samedi à la fois selon le gouvernement tchadien et de source rebelle. Selon de nombreux observateurs étrangers et le gouvernement tchadien, les rebelles semblent vaincus, toutefois ceux-ci affirment que l’offensive n’est pas finie et assurent conserver leur objectif initial: N’Djamena.

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