Les touaregs du MNJ refusent de déposer les armes

Par AFP

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Le principal mouvement armé touareg au Niger a annoncé mardi qu'il ne déposerait pas les armes avant la tenue de négociations avec les autorités sur ses "revendications politiques".

"Le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la Justice) ne déposera pas les armes sans qu?au préalable des négociations ne soient menées autour de ses revendications politiques", affirme-t-il sur son site internet.

Le mouvement veut des "négociations formelles de fond en terrain neutre".

Le 3 mai, le tout premier face à face entre le président Mamadou Tandja et des représentants des combattants touareg a eu lieu à Agadez sous les auspices du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, médiateur dans le conflit.

M. Tandja a proposé aux combattants touaregs l’amnistie s’ils déposent les armes et des discussions ont eu lieu entre le gouvernement nigérien et les trois fronts touareg en vue d’un désarmement des combattants.

Le MNJ a qualifié "d’hallucinant et d’inacceptable" le "scénario" proposé par Niamey qui se "résume à cantonner ses combattants, les désarmer puis les gratifier d?une amnistie générale".

Comme autres "préalables", le MNJ demande la levée de l’Etat d’urgence dans le nord, théâtre du conflit, la libération de toutes les personnes arrêtées du fait du conflit, une trêve dans les hostilités ainsi qu’un calendrier clair et précis des négociations.

Cette demande est également formulée par le Front des forces de redressement (FFR) qui souhaite "un processus de paix sérieux au lieu des démarches informelles visant à divertir l’opinion".

Le FFR, tout comme le Front patriotique nigérien (FPN), est un mouvement dissident du MNJ.

Pour un retour à la paix, ces fronts exigent notamment une meilleure insertion des Touareg dans l’armée, les corps para-militaires et le secteur minier situé dans la zone du conflit.