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Le PAM en tête des élections municipales

Par AFP

Une trentaine de partis étaient en lice pour les municipales © DR

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a passé avec succès son premier test électoral pendant les municipales du 12 juin. Il arrive en tête du scutin avec 21,7% des quelque 27 800 sièges à pourvoir.

La dernière-née des formations politiques marocaines, le Parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé par un proche du roi Mohammed VI en 2008, est sorti vainqueur des élections municipales de vendredi, marquées aussi par un modeste score du parti islamiste.

Plus de 7 millions de Marocains, sur un total de quelque 13.360.000 inscrits, ont voté cette année, une participation de 52,4% légèrement inférieure à celle du précédent scrutin (54%), en 2003, a annoncé le ministre de l’Intérieur Chakib Benmoussa samedi au cours d’une conférence de presse.

Il s’agit d’une "participation encourageante", a noté M. Benmoussa.

Premier test électoral pour le PAM

Une trentaine de partis étaient en lice pour ces municipales, premier test électoral pour le PAM, né de la fusion de cinq petites formations politiques.

Le PAM a remporté 6.015 des 27.795 sièges à pourvoir, soit 21,7% du total.

Créé en 2008 par l’ancien ministre délégué à l’Intérieur Fouad Ali El Himma, le PAM a devancé l’Istiqlal, le parti nationaliste du Premier ministre Abbas El Fassi (5.292 sièges/19%) et le Rassemblement National des Indépendants (RNI/4.112/14,8%).

Viennent ensuite l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP/3.226/11,6%), le Mouvement Populaire (MP/2.213/8%) et le Parti (islamiste) Justice et Développement (PJD/1.513/5,4%).

Résultat "décevant" du PJD

Pour le PJD, il s’agit d’un résultat décevant, selon plusieurs analystes.

"Notre ambition est d’arriver en tête", avait affirmé à l’AFP son secrétaire général Abdelillah Benkirane à la veille du scrutin, précisant qu’il avait "ciblé les grandes villes".

Et lors des dernières législatives, en 2007, l’Istiqlal l’avait emporté en nombre de sièges mais le PJD était arrivé premier en nombre de voix.

Entre-temps, le PAM est venu bouleverser le jeu politique marocain en raison notamment de la personnalité de son fondateur, devenu la coqueluche des médias, et de ses relations privilégiées avec le palais royal.

Jusqu’au 29 mai, il appartenait à la coalition gouvernementale, qu’il a lâchée pour basculer dans l’opposition.

Le PAM donne un coup de vieux à ses rivaux

En jouant ouvertement la carte des jeunes et des femmes, le PAM a donné un sérieux coup de vieux à ses rivaux et pris des voix aux islamistes du PJD, estimait-on dans les milieux politiques samedi soir à Rabat.

"Nous sommes satisfaits du résultat", a déclaré à l’AFP Habib Belkouch, membre du bureau politique du PAM et ancien détenu politique (entre 1970 et 1979) sous le règne du roi Hassan II, père de Mohammed VI.

"C’est la consécration d’un travail et d’une approche de proximité que nous avons menée depuis la création du parti pour susciter l’adhésion des citoyens au projet de construction démocratique", a-t-il ajouté.

3.406 femmes élues

Un total de 27.795 conseillers municipaux ont été élus pour des mandats de six ans dans 1.503 communes (221 urbaines et 1.282 rurales) du royaume.

3.406 femmes ont été élues cette année, contre seulement… 127 en 2003.

Cela s’explique principalement par le fait que, pour la première fois, un quota de 12% des sièges leur était réservé pour ces municipales, seul rendez-vous électoral entre les législatives de 2007 et celles de 2012.

Le mode de scrutin était double: uninominal dans les petites localités et de liste dans les municipalités de plus de 35.000 habitants.

Déjà 150 000 inscrits


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