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Des dizaines de militaires en route pour « traquer » Al-Qaïda

Par AFP

Des dizaines de militaires maliens sont partis vendredi de Tombouctou pour entre autres traquer la branche maghrébine d'Al-Qaïda. "Les opérations dureront le temps qu'il faut", a déclaré à l'AFP un responsable de l'état-major local.

Plusieurs dizaines de militaires maliens ont quitté vendredi la ville de Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, pour "traquer" les éléments de la branche maghrébine d’Al-Qaïda, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sanglés dans des tenues militaires, avec pour certains un turban noué au cou, des dizaines de militaires maliens, quasiment tous debout derrière des véhicules pick-up, ont quitté Tombouctou sous les applaudissements de quelques habitants qui scandaient: "vive l’armée malienne! Vive l’armée malienne!".

"Nos éléments vont dans le grand désert pour des opérations militaires, c’est-à-dire pour traquer les trafiquants d’armes, de drogue, mais aussi les éléments de Al-Qaïda", a déclaré à l’AFP un responsable de l’état-major local, sous couvert de l’anonymat.

"Les opérations dureront le temps qu’il faut"

"Les opérations dureront le temps qu’il faut", a-t-il poursuivi. Dans les trois premiers véhicules du convoi, la plupart des soldats avaient été formés par des instructeurs américains dans le cadre de l’initiative Pan Sahel.

Selon l’armée malienne, des "dizaines" de personnes sont mortes le 4 juillet dans le nord-ouest du Mali dans les affrontements les plus meurtriers signalés jusqu’ici entre la branche maghrébine d’Al-Qaïda et l’armée malienne.

Dans un communiqué publié mercredi par le centre américain de surveillance des sites islamistes, SITE, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) affirme avoir tué 28 soldats et capturé trois militaires lors d’une "embuscade" contre un "convoi de l’armée" après une "bataille féroce" dans la région de Tombouctou.

Guerre des chiffres

Aqmi n’a reconnu qu’un mort dans ses rangs, un combattant mauritanien.

"C’est de la propagande", avait réagi le même jour le capitaine Ali Diakité, de l’état-major de l’armée malienne, contacté par téléphone par l’AFP dans le nord du Mali.

"Il y a eu certes des dizaines de morts de part et d’autre", avait-il admis, "mais ce sont les terroristes qui ont perdu le plus d’hommes".

Aqmi est essentiellement implantée en Algérie mais a étendu depuis près de trois ans ses opérations dans le Sahel et depuis quelques semaines au Mali.

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