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Guinée : la Cedeao décrète un embargo sur les armes

Par AFP

La Cedeao sanctionne la junte entre autres pour les "atrocités" commises et pour les "actions menées" afin d'obtenir des armes.

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a décrété samedi un embargo sur les armes contre la Guinée "au vu des atrocités et des actions menées" par la junte militaire au pouvoir.

"Au vu des atrocités qui ont été commises et des actions menées par le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, NDLR) pour se procurer de nouvelles armes, la Cedeao a décidé d’imposer un embargo sur les armes à l’encontre de la Guinée", indique le communiqué final du sommet de l’organisation qui s’est achevé à Abuja, la capitale fédérale nigériane.

La Cedeao demande à son président actuel, le nigérian Umaru Yar’adua, "de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir le soutien de l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies pour l’imposition et l’application de cet embargo", précise encore le document.

Ultimatum de l’UA

L’Union africaine (UA) a donné jusqu’à samedi minuit aux membres de la junte, notamment au capitaine Moussa Dadis Camara, pour s’engager par écrit à ne pas se présenter à la présidentielle, comme promis lors du coup d’Etat, mais le communiqué final du sommet de la Cedeao n’a fait aucune mention d’un tel engagement jusqu’à présent.

La veille du sommet, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a décidé de créer une commission internationale d’enquête sur la répression d’une manifestation de l’opposition qui a fait plus de 150 morts, selon l’ONU, le 28 septembre à Conakry.

Le 12 octobre, la Cedeao avait fermement condamné ces "tueries brutales", le risque de "nouvelle dictature" et elle aussi réclamé une enquête internationale.

La Cour pénale internationale (CPI) procède de son côté à un "examen préliminaire" pour déterminer si des crimes relevant de sa compétence ont été commis le 28 septembre.

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