Le général Sékouba Konaté (dr.) avec "Toumba" Diakité, le 2 octobre à Conakry © AFP
Le dirigeant "par interim" de la Guinée rend visite ce lundi au chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, hospitalisé à Rabat, au Maroc, après que son ex-aide de camp Aboubacar "Toumba" Diakité lui a tiré dessus le 3 décembre dernier.
Le dirigeant par intérim de la Guinée, le général Sékouba Konaté, se rend ce lundi 28 décembre au Maroc auprès du chef de la junte, hospitalisé à Rabat depuis plus de trois semaines, après avoir été blessé à la tête par son aide de camp le 3 décembre, a annoncé la junte dans la nuit de dimanche à lundi.
"Le général de brigade Sékouba Konaté, ministre de la Défense nationale, président par intérim, quittera ce lundi 28 décembre 2009 Conakry pour se rendre au Maroc auprès du chef de l’Etat, son excellence le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République, chef de l’Etat, commandant en chef des forces armées, pour une visite de courtoisie et de consultation", selon ce texte diffusé dans la nuit de dimanche à lundi sur la radio nationale.
Le texte a été lu par le commandant Mandjou Dioubaté, directeur du bureau de presse de la présidence de la République.
Visite plusieurs fois reportée
Le général Konaté n’a pas rencontré le chef de la junte blessé depuis que ce dernier a été blessé, le 3 décembre, par son aide de camp qui a ouvert le feu sur lui dans un camp militaire.
Cette visite à Rabat du général a été plusieurs fois programmée puis reportée. Si elle a bien lieu, elle est une preuve supplémentaire que le général Konaté, lentement mais sûrement, s’impose à la tête de la junte.
Depuis que le capitaine Camara a été opéré, officiellement d’un "traumatisme crânien", les autorités diffusent le même type de message officiel: "Il va mieux et a l’intention de retourner le plus vite possible à Conakry". Mais, un ministre aurait récemment rapporté au général Konaté que le capitaine Camara était, en fait, dans "un état assez déplorable".
Moussa Dadis Camara avait été porté au pouvoir par l’armée le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort du dictateur Lansana Conté (1984-2008).