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Après Gbagbo, Blé Goudé et Affi N’Guessan accablent la Commission électorale indépendante

Par AFP

Le président ivoirien Laurent Gbagbo, le 23 février 2009 à Abidjan © AFP

Le camp du président ivoirien Laurent Gbagbo a accablé dimanche 10 janvier la Commission électorale indépendante (CEI), accusée de "fraude" par M. Gbagbo, et réclamé sa "dissolution pure et simple" ou son "réaménagement" pour en "garantir la neutralité et l'impartialité".

Le président de la CEI Robert Beugré Mambé "a frauduleusement inscrit 429. 000 électeurs sur la liste électorale en faveur de l’opposition", a accusé le chef des "patriotes" pro-Gbagbo, Charles Blé Goudé, son directeur de campagne pour la jeunesse.

"La direction nationale adjointe de la jeunesse du candidat Gbagbo exige la dissolution pure et simple de la CEI", composée de représentants de partis politiques, au profit d’"une structure crédible composée de religieux qui peuvent conduire ce processus jusqu’à sa fin", a-t-il lancé à l’issue d’une réunion de son équipe à Abidjan.

"Nous demandons que le président Beugré Mambé soit mis à la disposition de la justice ivoirienne parce qu’il représente un danger pour la Côte d’Ivoire elle-même", a-t-il asséné.

Charles Blé Goudé a par ailleurs demandé "un audit" sur "la gestion financière" des "milliards" reçus par la CEI.

Accusations de fraude

De son côté, Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de M. Gbagbo, demande la "démission" du patron de la CEI "pour rupture de confiance", a indiqué son service de communication.

Il réclame également "la mise en oeuvre de poursuites judiciaires pour toutes les personnes impliquées dans la manipulation du fichier électoral, un audit du fichier électoral et de l’organisation de la CEI" et le "réaménagement" de cette structure "pour garantir la neutralité et l’impartialité".

Le président Gbagbo a accusé samedi soir la CEI de "fraude" dans le traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire en vue de la présidentielle, désormais prévue pour "fin février-début mars".

Il a affirmé que la commission et son président – issu de l’opposition – ont élaboré, en dehors des procédures normales, un fichier de "429. 000 personnes à intégrer d’office à la liste électorale définitive".