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CAN-2010 : le capitaine Tico-Tico veut entrer dans l’Histoire

Par AFP

Tico-Tico dispute peut-être son dernier match avec les Mambas ©

Tico-Tico, du haut de ses 36 ans, dispute contre le Nigeria mercredi peut-être son dernier match avec le Mozambique qu'il voudrait amener, lui le légendaire buteur et capitaine, pour la première fois de son histoire en quarts de finale d'une CAN.

"A ce stade de ma carrière, il faut laisser la place aux jeunes, mais j’espère que demain (mercredi), ce ne sera pas mon dernier match: ça voudra dire qu’on a laissé une trace historique", raconte-t-il à l’AFP.

Il s’agit en Angola de la 4e CAN seulement du Mozambique, et son actuel capitaine en a disputé trois (1996, 1998 et 2010), marquant un but. Forcément, ce serait beau de partir sur un ultime but international. . .

"Si je marque et qu’on gagne, ce serait parfait, mais le plus important, c’est l’équipe: je préfère ne pas marquer et qu’on passe en quarts de finale", nuance-t-il.

"Au moins 30 buts" marqués pour les Mambas

Des buts, il en a marqués tellement pour les Mambas qu’il n’en connaît plus vraiment le nombre exact, "je crois que c’est au moins 30", dit-il simplement. Plus que centenaire en sélections, c’est une légende nationale dans un pays qui avait vu son plus grand talent, Eusebio, rejoindre les rangs du Portugal dans les années 1960.

Est-ce le plus grand joueur du Mozambique de tous les temps? "C’est dur à dire, il y a eu d’autres grands joueurs et on manque de recul, mais je crois qu’on peut le dire", avance le sélectionneur adjoint Miguel Chau, soucieux de ne pas extraire son joueur phare du collectif.

"C’est un vrai capitaine, renchérit son coéquipier Dario Khan. Il motive tout le monde et c’est un exemple pour nous. Nous avons pas mal de jeunes bons joueurs mais lui, malgré son âge, est toujours là".

Finir sa carrière au Desportivo Maputo

Tico-Tico avance que c’est sous le maillot national qu’il a pris "le plus de plaisir", et se dit fier de sa carrière. Et s’il dira adieu aux Mambas en ce mois de janvier, il compte bien continuer en club "une saison ou deux".

Il lui reste six mois de contrat au Jomo Cosmos (Afrique du Sud), qu’il a aidé à remonter dans l’élite la saison dernière, et son rêve serait de terminer au Desportivo Maputo, le club de ses débuts en 1992. Pour boucler la boucle au pays.

Au fait, pourquoi connaît-on Manuel Jose Luis Bucuane sous le sobriquet de "Tico-Tico"? "Je ne sais même plus, remarque-t-il en riant. Ce surnom m’a été donné quand j’étais tout petit". Il est devenu grand.

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