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Otages européens : Touré évoque une « rançon ou un échange »

Par AFP

"ATT" le 27 septembre 2009 à Porlamar, sur l'île de Margarita © AFP

Le président malien Amadou Toumani Touré s'est dit optimiste au sujet des six otages européens - trois Espagnols, deux Italiens et un Français retenus dans le nord de son pays par la branche maghrébine d'Al-Qaïda - en excluant néanmoins toute opération militaire malienne pour les libérer.

"Je ne suis absolument pas désespéré", déclare le président malien selon des propos publiés jeudi 5 février en espagnol par le journal El Pais. "Les choses se déroulent bien. Les familles ne doivent pas perdre espoir", a-t-il déclaré au sujet des six otrages européens -Espagnols, Italiens et Français détenus par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le nord du Mali.

"Nous travaillons avec discrétion et efficacité" assure-t-il dans cette interview, soulignant cependant qu’une opération militaire malienne était exclue pour libérer les otages, par volonté expresse des pays européens concernés.

"Tous les pays, y compris l’Espagne, nous ont dit qu’il ne fallait absolument pas opter pour une solution militaire" indique le président malien, expliquant qu’il y avait au final deux solutions: "payer une rançon" ou bien organiser "un échange" avec des combattants d’Aqmi détenus en prison.

Amadou Toumani Touré indique par ailleurs que pour résoudre ces prises d’otages, "interviennent beaucoup de gens. Nous n’avons pas de contacts directs avec les preneurs d’otage. Nous passons par beaucoup d’intermédiaires. Il est possible que l’argent transite à travers d’autres pays et personnes".

Vaste "frange sahélienne" hors de contrôle

La branche d’Al-Qaïda au Maghreb, l’Aqmi, retient un Français Pierre Camatte, capturé au Mali le 26 novembre 2009 ainsi que trois volontaires espagnols d’une association humanitaire, pris en otage le 29 novembre en Mauritanie et un couple d’Italiens enlevé, également en Mauritanie, le 17 décembre dernier.

Ceux-ci se trouvent retenus dans la zone désertique du nord du Mali, près de la frontière avec l’Algérie.

"Aucun pays, pas même une superpuissance ne pourrait (. . . ) contrôler" cette vaste "frange sahélienne", dotée d’un climat et un relief "incroyables", souligne le président Touré.

Aqmi avait menacé de tuer l’otage français si quatre de ses prisonniers n’étaient pas libérés mais a repoussé, à la fin janvier, son ultimatum à une date indéterminée.

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