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Agathe Habyarimana interrogée pendant trois heures par les gendarmes français

Par AFP

Agathe Habyarimana le 14 avril 1977 © AFP

Agathe Habayarimana, veuve du président rwandais assassiné en 1994, visée par une demande d'extradition de Kigali qui l'accuse d'avoir participé à la planification du génocide, a été entendue mardi comme témoin.

Agathe Kanziga, veuve Habyarimana, avait été interpellée, sur la base d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités rwandaises, le 2 mars, peu après la visite du président Nicolas Sarkozy au Rwanda, avant d’être remise en liberté le jour-même.

Ressortie libre

Visée par une plainte du Collectif des Parties civiles pour le Rwanda (CPCR), elle a été entendue comme témoin mardi "pendant trois heures" par la section de recherche criminelle de la gendarmerie, a indiqué à l’AFP son avocat, Maître Philippe Meilhac, confirmant une information du Parisien.

Mme Habyarymana, qui a quitté le Rwanda le 9 avril 1994, "est ressortie libre en fin de journée, aucune convocation par les juges d’instruction n’étant à l’ordre du jour, ni de garde à vue", a relevé Me Meilhac.

Le mandat d’arrêt international à son encontre vise les chefs d’accusation de génocide, de complicité de génocide, d’association de malfaiteurs en vue de la commission d’un génocide et de crime contre l’humanité. Kigali doit maintenant présenter une demande formelle d’extradition.

Mme Habyarimana est fréquemment présentée comme un membre éminent de l’"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui a planifié et mis en oeuvre le génocide.

L’interpellation d’Agathe Habyarimana était survenue cinq jours après la visite de Nicolas Sarkozy à Kigali, la première d’un président français au Rwanda depuis le génocide.

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