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L’Assemblée nationale adopte la loi sur la « parité absolue »

Par AFP

Deux députés sénégalais, le 8 avril 2008 dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à Dakar. © AFP

D'après la loi adoptée par l'Assemblée nationale du Sénégal, vendredi, les listes électorales pour toutes les institutions "partiellement ou totalement" électives devront être "alternativement composées des deux sexes" sous peine "d'irrecevabilité".

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté vendredi un projet de loi visant à instituer la parité absolue homme-femme dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives, a-t-on appris de source parlementaire.

"Le projet de loi sur la parité homme-femme a été adopté par la majorité des députés dont seulement trois ont voté contre" le texte, a déclaré le député du pouvoir El Hadji Wack Ly.

Le nombre de députés présents et ayant voté pour le projet de loi n’a pas été communiqué.

Parité "absolue"

Ce projet de loi institue "la parité absolue entre les hommes et les femmes dans toutes les institutions partiellement ou totalement électives" comme l’Assemblée nationale, le Sénat, les conseils régionaux, municipaux.

Dans son article 2, il stipule que "les listes sont alternativement composées des deux sexes", rapporte vendredi l’Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

"Les listes de candidatures doivent être conformes aux dispositions" de cette loi "sous peine d’irrecevabilité", selon la même source.

Avec ce projet de loi, "c’est l’instauration d’une compétition saine et objective, une justice sociale et la reconnaissance de l’importance de la position et de l’implication de tous pour relever les défis de construction et de développement de notre cher pays", a déclaré le ministre la Justice, El Hadji Amadou Sall, qui défendait le projet de loi.

"Si la parité choisit égalité et non égalitarisme, la loi n’a pas sa raison d’être", a déclaré de son côté le député du pouvoir El Hadji Wack Ly qui a dit avoir voté contre le projet de loi.

Ce texte doit être soumis au Sénat avant d’être promulgué par le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. Ce dernier avait nommé en 2001 la première femme Premier ministre au Sénégal, Mame Madior Boye, qui a occupé le poste jusqu’en 2004.