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La série d’attaques à la grenade se poursuit à Kigali

Par AFP

La capitale rwandaise est réputée la plus sûre d'Afrique. © AFP

Kigali a de nouveau été frappée par deux attentats à la grenade, dimanche. Les explosions, qui se sont produites dans des quartiers très fréquentés, ont fait un mort et 28 blessés. Le même mode opératoire avait été employé à deux reprises, en février et mars dernier, faisant deux morts.

Une personne a été tuée, vingt-huit ont été blessées dans deux attentats à la grenade perpétrés samedi soir dans la capitale rwandaise, a annoncé dimanche le porte-parole de la police sur les ondes de la radio publique Radio Rwanda.

Des attentats similaires, à la grenade, avaient déjà frappé Kigali le 19 février et le 4 mars, faisant alors au total deux morts et une vingtaine de blessés.

« Vers 19 h (samedi), une grenade a explosé dans le quartier commercial où 24 personnes ont été blessées et une autre est décédée », a indiqué sur Radio Rwanda le porte-parole de la police rwandaise, Eric Kayiranga.

« À Nyabugogo (quartier de Kigali proche de la gare routière), une autre grenade a explosé et quatre personnes ont été blessées », a ajouté le porte-parole. Le quartier de Nyabugogo avait déjà été la cible d’un des attentats du 19 février.

Tensions à l’approche de la présidentielle

Ces attentats à la grenade visent, à chaque fois, des quartiers très fréquentés à des heures de grande affluence, en fin de semaine, alors que le Rwanda se prépare, dans un climat de tension, à voter pour l’élection présidentielle du 9 août.

Très grand favori de ce scrutin a priori sans surprise, l’actuel président rwandais Paul Kagamé a été officiellement désigné samedi comme candidat à sa propre succession par le parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais réuni en Congrès extraordinaire.

Le gouvernement rwandais avait accusé deux anciens officiers de haut rang, aujourd’hui réfugiés en Afrique du Sud, le général Faustin Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya, d’être derrière les deux premières séries d’attaques, qualifiées d’ « actes de déstabilisation ».

Les autorités rwandaises ont ensuite annoncé, début mars, l’arrestation au Burundi d’un opposant rwandais, Déo Mushayidi, accusé par Kigali de faire également partie des commanditaires des attaques à la grenade.

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