Fermer

Les Comoriens de France forment un « gouvernement en exil »

Par AFP

Le président de l'Union nationale des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, le 13 avril 2010 à Moroni. © AFP

Des membres de la communauté comorienne de France ont constitué un gouvernement d'union nationale en exil pour obtenir le départ du président Ahmed Abdallah Sambi, et en appellent à la France pour mettre fin à la crise politique de l'archipel.

"Depuis le 27 mai, il n’y a plus de président légal aux Comores. Nous avons constitué ce gouvernement pour qu’il serve de barrage, de garde-fou. Le président Sambi doit partir, sous peu. On ne s’accapare pas le pouvoir comme ça", a déclaré à l’AFP Moissuli Mansoibou, 44 ans, vice-président du gouvernement en exil, qui vit à Marseille.

Une délégation à Nice

"La France a une part de responsabilité importante dans la résolution de la crise et le retour de la stabilité dans le pays", a-t-il ajouté, précisant qu’une délégation de la communauté comorienne de Marseille, la plus importante de France, se rendrait lundi à Nice où s’ouvre le 25e sommet Afrique-France, avec l’intention d’interpeller la France et les gouvernements africains sur la situation politique aux Comores.

Il s’agit aussi "de contrecarrer toute tentative de coup d’Etat", a déclaré M. Mansoibou au micro de France 3 Provence-Alpes.

Selon un communiqué, ce gouvernement en exil a été constitué à l’initiative des partis Mwashiwa et Jirma, ainsi que des femmes mohéliennes de France, originaire de l’île de Mohéli, l’une des trois îles de l’archipel des Comores où la crise politique actuelle suscite le plus de tensions.

Il est présidé par Amina Binti Hassani Ali, 56 ans, originaire de Mohéli et membre du collectif de Paris. Il comprend en tout dix membres habitant Marseille, Villeurbanne (Rhône), Aix-les-Bains (Savoie) et Mayotte.

Les négociations pour définir un calendrier électoral, après la fin mercredi des quatre ans de mandat du président de l’Union des Comores ont échoué. M. Sambi avait nommé un nouveau gouvernement dans la nuit de mardi à mercredi pour gérer une période "intérimaire" pleine d’incertitude.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici