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Le port de Cotonou otage de la « double taxation »

Par AFP

Le port de Contonou en 2001. © AFP

Les opérateurs économiques nigériens boycottent depuis lundi le port de Cotonou, au Bénin, par où transite l'essentiel de leur fret, pour protester contre des taxes douanières sur les huiles végétales, a-t-on appris mardi de source syndicale.

"Le boycott est effectif depuis hier (lundi)", a assuré sur les médias privés Chaïbou Tchombiano, secrétaire général du Syndicat des commerçants importateurs du Niger.

"Nous avons déjà demandé aux importateurs nigériens d’orienter très rapidement leurs marchandises vers les autres ports" de la région, a-t-il affirmé.

« Double taxation »

Les opérateurs nigériens dénoncent une "double taxation" à la suite d’une circulaire de la douane béninoise indiquant que les huiles végétales doivent être désormais dédouanées à Cotonou, alors qu’elles le sont déjà à leur arrivée à Niamey.

En mai, les Nigériens ont déjà temporairement boudé Cotonou pour protester contre cette mesure. Mais ils étaient revenus sur leur décision après qu’un émissaire dépêché à Niamey par le président béninois Yayi Boni avait donné "des assurances" sur l’annulation de cette mesure, a expliqué Mamane Salah, secrétaire général du Syndicat national des commerçants du Niger (SNCN).

"Malgré ces assurances, nous constatons que jusqu’à présent rien ne semble augurer du règlement de ce problème", a-t-il déploré.

Les opérateurs nigériens accusent le Bénin d’imposer des taxes sur les huiles "en violation des règles du commerce international et des conventions internationales privilégiant les pays enclavés comme le Niger".

Le Niger bénéficie auprès des pays à façade maritime de la sous-région d’un régime de taxes préférentiel, ce qui lui permet d’importer une très grande partie des produits destinés à sa consommation locale.

Le port de Cotonou est le plus proche de Niamey, à 1.000 km, mais il a souvent été boudé par les Nigériens, en raison notamment de mesures douanières.

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