Les observateurs saluent le bon déroulement des élections générales

Par AFP

Le président tanzanien Jakaya Kikwete avec des partisans, le 31 octobre 2010 à Dar-es-Salaam. © AFP

Le président sortant Jakaya Kikwete et son parti le Chama Cha Mapinduzi (Parti révolutionnaire en swahili, CCM) sont largement favoris pour les élections générales qui se sont déroulées dimanche dans le calme.

Les observateurs du Commonwealth ont exprimé lundi leur satisfaction quant au déroulement des élections générales tenues la veille en Tanzanie, pour lesquelles aucun résultat partiel significatif n’était encore disponible en début de matinée. Les élections dans ce vaste pays d’Afrique orientale ont été "paisibles, ordonnées et bien organisées", a indiqué à la presse Paul East, chef de la mission d’observation envoyée par le Commonwealth, à l’exception de "quelques irrégularités, comme des électeurs ne trouvant pas leur nom sur la liste électorale".

"Nous avons également observé le dépouillement, qui a été mené selon les règles. Il s’agit d’une élection raisonnablement bien organisée", a conclu M. East. Les premiers résultats partiels disponibles lundi matin ne permettaient pas encore de prédire l’issue des différents scrutins, et notamment de l’élection présidentielle pour laquelle le président sortant Jakaya Kikwete et son parti le Chama Cha Mapinduzi (Parti révolutionnaire en swahili, CCM) étaient donnés largement favori selon les sondages.

Climat apaisé

Parmi les cinq adversaires de M. Kikwete, les deux principaux étaient Wilbrod Slaa, pour le parti CHADEMA, et Ibrahim Lipumba pour le Front civique uni (CUF selon l’acronyme anglais). Le chef de l’Etat sortant, âgé de 60 ans et candidat à un second et dernier mandat de 5 ans, a lui-même prédit dimanche une "victoire écrasante" du parti qui dirige le pays depuis son indépendance en 1961.

Les quotidiens tanzaniens Daily news (étatique) et Citizen (privé) se sont pour leur part félicité du déroulement pacifique du scrutin, dans ce pays largement épargné par les troubles politique et les divisions éthniques ou religieuses depuis son indépendance. Les seules violences des dernières décennies sont survenues dans l’île semi-autonome de Zanzibar, à la suite de contestations quant à la régularité du scrutin, mais une réforme constitutionnelle adoptée en juillet dernier et prévoyant un partage du pouvoir entre vainqueur et vaincu laisse espèrer que ces troubles ne se reproduiront pas cette année.
 

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