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La Cour constitutionnelle valide la candidature de Ziguélé

Par AFP

L'ancien Premier ministre et opposant centrafricain Martin Ziguélé. © DR

La Cour constitutionnelle centrafricaine a validé définitivement les dossiers de six candidats, dont ceux de l'opposant Martin Ziguélé et de l'ancien président Ange-Félix Patassé, pour l'élection présidentielle du 23 janvier prochain.

Parmi les candidats, les trois principaux sont le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2003, puis élu en 2005, l’ancien président renversé par M. Bozizé, Ange-Félix Patassé (1993-2003), et l’ex-Premier ministre (2001-2003) et opposant Martin Ziguélé, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

Les autres candidats sont l’ancien ministre de la Défense et chef de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion qui a intégré les accords de paix) Jean-Jacques Demafouth, le candidat du Congrès centrafricain de la renaissance (CCR) Justin Wilité et enfin Emile Gros Raymond Nakombo, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti fondé par le l’ex-président André Kolingba, mort en février.

Le 12 novembre, la CEI avait annoncé avoir transmis quatre dossiers à la Cour constitutionnelle pour validation après la clôture des dépôts de candidatures le 8 novembre.

Mais, à la suite d’une polémique sur la période de dépôts – qui avait été raccourcie et avancée -, M. Bozizé avait demandé à la CEI de s’organiser pour que « les dossiers de candidatures en retard soient déposés », ce qui permet à M. Ziguélé (arrivé deuxième à la présidentielle de 2005) et à M. Nakombo de figurer parmi les candidats.

Finalement, « il y a eu neuf dossiers qui ont été déposés (à la Cour constitutionnelle), trois ont été rejetés », a poursuivi M. Vondo.

Les dossiers de Cleophas Azouroute, indépendant proche de François Bozizé, et Lambert Kouet Fodé, opérateur économique, d’abord refusés par la CEI avaient ensuite été transmis grâce au délai accordé, pour être en définitive invalidés par la Cour constitutionnelle, respectivement pour « défaut de paiement » de la caution de cinq millions F CFA (7 600 euros) et dossier incomplet, selon M. Vondo.

Le troisième, Joseph Gbotodja (universitaire), avait retiré sa candidature, a dit le porte-parole, sans plus de précisions.

Le premier tour de la présidentielle sera organisé en même temps que celui des législatives, le 23 janvier. Un éventuel second tour doit se dérouler le 20 mars.

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