Cinéma

Un film marocain obtient la plus haute distinction au Fespaco

Cérémonie d'ouverture du Fespaco à Ouagadougou, le 26 février 2011. © AFP

Le film "Pégase", du Marocain Mohamed Mouftakir, a remporté samedi soir l'Etalon d'or de Yennenga, plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), le grand rendez-vous du cinéma africain.

Le réalisateur a reçu le trophée des mains du président burkinabè Blaise Compaoré lors de la cérémonie de clôture du 22e Fespaco, qui se tenait dans le plus grand stade de la capitale en présence d’environ 20.000 personnes, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Le prix c’est une fierté, c’est une reconnaissance. C’est encourageant", a déclaré à la presse le cinéaste en remerciant le jury, présidé par l’universitaire gambien Cham M’Baye.

Situé dans la campagne marocaine, "Pégase" est une histoire de viol et d’inceste, le drame de Rihanna, une jeune fille d’une vingtaine d’années manipulée par son père qui lui fait croire qu’elle est enceinte d’un démon.

Dix-huit films étaient en compétition dans la catégorie long métrage.

Etalon d’argent pour Mahamat Saleh Haroun

L’Etalon d’argent a été décerné à "Un homme qui crie", du Tchadien Haroun Mahamat Saleh, qui avait reçu le Prix du jury à Cannes en 2010 pour ce film.

La comédie sentimentale "Le mec idéal" de l’Ivoirien Owell Brown a décroché l’Etalon de bronze.

Le Prix du jury est revenu à "Notre étrangère" de la Burkinabè Sarah Bouyain.

Le prix d’interprétation masculine a été remis au Béninois Sylvestre Amoussou, également réalisateur d’"Un pas en avant, les dessous de la corruption", et le prix d’interprétation féminine à Samia Meziane dans "Voyage à Alger" de l’Algérien Abdelkrim Bahloul.

Ce dernier a aussi raflé le prix du meilleur scénario pour "Voyage à Alger".

"Les amours d’un zombie" d’Arnold Antonin (Haïti) a obtenu le prix de la diaspora africaine.

Alors que certains critiques et cinéastes ont été déçus par le niveau de ce Fespaco, M. Compaoré a salué "une victoire pour l’Afrique" et "une production de qualité qui peut intégrer les marchés". "Il faut encourager les cinéastes, créer des partenariats et diversifier les productions", a-t-il dit.

La cérémonie était chorégraphiée par la compagnie burkinabè Salia Ni Seydou, et la star de la chanson congolaise Fally Ipupa a "fait le show".

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