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La liaison ferroviaire Angola-Katanga fait son chemin

Par Jeune Afrique

La ligne ferroviaire de Benguela relie le port de Lobito, en Angola, au réseau ferroviaire du Katanga, en RD Congo, détruit pendant la guerre civile. DR ©

Les compagnies ferroviaires nationales de la RD Congo et de l'Angola veulent mettre en place une liaison qui permettrait aux opérateurs miniers de la RD Congo d'expédier leur production vers le port angolais de Lobito.

La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et l’entreprise publique angolaise qui exploite le chemin de fer de Benguela, Caminhos de Ferro de Benguela (CFB), vont se réunir pour mettre en place le projet de liaison de la ville de Lubumbashi, dans la province du Katanga, à la frontière angolaise. Le projet vise à relier la RD Congo à la ligne ferroviaire de Benguela, en Angola, pour pouvoir transporter les productions minières jusqu’au port de Lobito, sur la côte atlantique.

« Une réunion est prévue dans les prochaines semaines entre la SNCC et CFB afin de définir, à court terme, les conditions à satisfaire pour commencer le projet », a affirmé Patricia Nzondjou Nzeale, directrice des finances et des investissements à la SNCC, lors d’une conférence qui s’est tenue le 17 octobre Lubumbashi, en RD Congo. « Nous prévoyons également une réunion avec les opérateurs miniers. »

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La ligne ferroviaire de Benguela, qui relie le port de Lobito sur l’Atlantique, en Angola, au réseau ferroviaire de la province du Katanga, en RD Congo, servait au transport de minerais congolais jusqu’à ce que le chemin de fer angolais soit détruit durant la guerre civile (1975-2002). Il a depuis été partiellement réhabilité et la connexion avec la frontière congolaise pourrait être réétablie dès août 2013. Actuellement la majeure partie du cuivre produit en RD Congo est transportée par la route depuis le Katanga jusqu’à la ville portuaire de Durban, en Afrique du Sud, où vers l’est jusqu’à Dar es Salam, en Tanzanie.

Financement

La Banque mondiale va faire don d’environ 280 millions de dollars pour réhabiliter le chemin de fer congolais durant les quatre à cinq prochaines années tandis que la SNCC a déjà lancé des appels d’offres pour acheter les équipements et matériels nécessaires, a indiqué Patricia Nzondjou Nzeale. Cette dernière a également affirmé que la SNCC avait besoin de 204 millions de dollars supplémentaires pour compléter le projet. Le gouvernement congolais a retiré 200 millions de dollars du financement qu’il avait promis pour se concentrer sur d’autres priorités, a-t-elle ajouté.

La société cherche à créer une entité distincte pour attirer des investisseurs privés qui n’auraient pas à assumer la dette de 225 millions de dollars de la SNCC.

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