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Sénégal : nouveaux affrontements dans le centre de Dakar

Par AFP

Affrontements entre policiers et manifestants, à Dakar, samedi 18 février. © AFP

De nouveaux affrontements ont eu lieu dimanche en début d'après-midi à Dakar entre des manifestants et des policiers devant une mosquée profanée, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nouveaux affrontements ont eu lieu dimanche en début d’après-midi à Dakar entre des manifestants et des policiers sénégalais devant une mosquée profanée, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc contre des centaines de manifestants qui leur lançaient des pierres, à la fin d’une prière de fidèles de la confrérie musulmane des Tidianes devant la mosquée dans laquelle un policier avait lancé des grenades lacrymogènes vendredi.

Les manifestants ont également mis le feu à des planches en bois et des détritus sur l’avenue Lamine Guèye, au coeur de Dakar, où est située la mosquée. Les passants et commerçants de l’avenue se sont déclarés choqués que de tels incidents se produisent près d’un lieu de culte. Le président Abdoulaye Wade doit s’en aller, c’est la seule solution, a dit un de ces commerçants.

Une semaine d’incidents

Ces incidents surviennent au sixième jour de tentatives d’opposants de participer à des manifestations interdites contre la nouvelle candidature de M. Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, à la présidentielle du 26 février. Ces tentatives ont été réprimées par les forces de l’ordre, les violences culminant vendredi et samedi, faisant une vingtaine de blessés.

Pour la première fois depuis le début de la contestation, une mosquée a été visée à Dakar vendredi par un policier qui a lancé trois grenades lacrymogènes à l’intérieur du bâtiment où se trouvaient des fidèles, selon des témoins, exacerbant les tensions dans la capitale et d’autres villes.

Un millier d’adeptes de la confrérie des Tidianes s’étaient rassemblés dimanche devant cette mosquée deux jours après ce qu’ils considèrent comme une profanation, non seulement de ce lieu de culte, mais de toute une communauté. Le rassemblement se déroulait dans le calme, mais, selon des témoins la venue d’une personnalité dont le nom n’a pas été précisé, mais considérée comme proche du pouvoir, a mis en colère les fidèles.
 

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