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Primaires américaines : Santorum se retire, ouvrant la voie de l’investiture à Romney

Par AFP

Rick Santorum,le 10 avril 2012 à Gettysburg, en Pennsylvanie. © AFP

Le candidat ultraconservateur Rick Santorum a annoncé mardi qu'il se retirait de la course républicaine à la Maison Blanche, ouvrant la voie à Mitt Romney pour affronter le président sortant Barack Obama en novembre.

Le candidat ultraconservateur Rick Santorum a annoncé mardi qu’il se retirait de la course républicaine à la Maison Blanche, ouvrant la voie à Mitt Romney pour affronter le président sortant Barack Obama en novembre.

"Cette campagne présidentielle est terminée pour moi", a déclaré M. Santorum lors d’une conférence de presse à Gettysburg dans son fief de Pennsylvanie (est), où une élection primaire doit se tenir le 24 avril. Aussitôt après, Mitt Romney, le grand gagnant de ce retrait, a "félicité" son ancien rival. "Il s’est révélé une voix importante pour le parti et le pays", a-t-il dit dans un communiqué.

Après plus de trois mois d’affrontements fratricides entre les candidats républicains, M. Romney devrait concentrer davantage ses forces sur Barack Obama, dont il devient l’adversaire le plus probable pour l’élection du 6 novembre. "Le plus important est de mettre les échecs de ces trois dernières années derrière nous et de remettre l’Amérique sur la voie de la prospérité", a-t-il assuré dans son communiqué.

L’équipe de campagne de Barack Obama n’a d’ailleurs pas tardé pour s’en prendre au multimillionnaire Romney. Son directeur de campagne, Jim Messina, a estimé qu’il n’était "pas étonnant que Mitt Romney ait finalement réussi à user ses concurrents sous une avalanche de publicités négatives".

Au cours des prochaines primaires républicaines, qui se déroulent Etat par Etat, Mitt Romney devrait accentuer son avance déjà considérable sur les deux autres candidats encore en lice, Newt Gingrich et Ron Paul. L’ancien gouverneur du Massachusetts, nettement favori avant le retrait de M. Santorum, a empoché 656 délégués sur les 1.144 nécessaires pour obtenir l’investiture, selon le site spécialisé RealClearPolitics. M. Santorum en avait rassemblé 272, M. Gingrich 140 et M. Paul 67.

"Nous allons continuer à nous battre pour les Américains"

Mitt Romney a donc toutes les chances d’être désigné candidat républicain lors de la convention du parti fin août à Tampa (Floride). Mais même si leurs chances sont maigres, les deux autres candidats ont assuré mardi qu’ils se maintenaient dans la course. M. Gingrich, ancien président ultraconservateur de la Chambre des représentants, a appelé les partisans de M. Santorum à le rejoindre. Quant à l’isolationniste Ron Paul, il a affirmé qu’il représentait désormais "la dernière vraie solution conservatrice" face à Mitt Romney.

Rick Santorum, 53 ans, aurait dû reprendre mardi sa campagne après une pause marquée par l’hospitalisation de sa fille Bella, atteinte d’une anomalie chromosomique rare. Après un week-end à l’hôpital, la fillette âgée de 3 ans est rentrée chez elle lundi. Mais le candidat a expliqué avoir décidé de se retirer après avoir discuté avec sa famille "autour de la table de la cuisine".

"Nous allons continuer à nous battre pour les Américains qui se sont mobilisés et nous ont donné des ailes pour accomplir ce qu’aucun expert politique n’avait prévu", a-t-il dit, évoquant sa victoire surprise le 3 janvier dans l’Iowa, au tout début de la campagne des primaires. M. Santorum espérait relancer sa campagne dans son fief de Pennsylvanie (est) après une série de défaites dans trois primaires la semaine dernière. Une défaite dans son Etat le 24 avril aurait représenté un sérieux revers.

Dans son discours, mardi, M. Santorum, n’a pas appelé à soutenir d’autre candidat et n’a pas évoqué M. Romney. Sa porte-parole Alica Stewart a néanmoins déclaré sur CNN que les deux hommes s’étaient parlé mardi, qu’ils se reparleraient et qu’ils avaient tous les deux un "grand respect mutuel l’un pour l’autre" en dépit de "désaccords politiques majeurs".

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