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Guinée-Bissau : l’ex-chef de l’armée arrêté au Sénégal

Par AFP

L'amiral José Zamora Induta, à Bissau le 7 mars 2009. © AFP

L'ex-chef d'état-major de l'armée bissau-guinéenne, l'amiral José Zamora Induta, et trois autres personnes qui avaient quitté le pays, ont été arrêtés cette semaine en Casamance, dans le sud du Sénégal, a-t-on appris samedi de source sécuritaire sénégalaise.  

"Dans la nuit de jeudi à vendredi, la brigade de recherches de la gendarmerie a interpellé Zamora Induta et trois autres personnes", a indiqué à l’AFP une source proche de la gendarmerie de Ziguinchor, principale ville de Casamance, région frontalière de la Guinée-Bissau.
Un officier de l’armée bissau-guinéenne interrogé par l’AFP à Bissau a de son côté affirmé que l’amiral Induta avait rejoint le Sénégal avec le président de la commission électorale Desejado Lima Da Costa et le ministre de l’Intérieur du gouvernement renversé le 12 avril, Fernando Gomes, qui étaient réfugiés comme lui dans les locaux de l’Union européenne (UE) à Bissau.

"Ces trois personnalités sont sorties (du pays) sans document officiel ni autorisation et se sont rendues au Sénégal", a-t-il déclaré.
"Nous souhaiterions que les autorités sénégalaises nous aident à les faire revenir au bercail, où les conditions maintenant existent pour leur sécurité", a-t-il poursuivi, soulignant que le chef de la diplomatie bissau-guinéenne, Faustino Imbali, a saisi l’ambassade du Sénégal à Bissau "en vue de leur rapatriement".

Aucune réaction n’avait pu être obtenue dans l’immédiat auprès des autorités du Sénégal.

Le cerveau du coup d’État

L’amiral Induta avait été renversé en avril 2010 par son adjoint, le général Antonio Indjai. Il s’était réfugié dans les locaux de l’UE à Bissau le 18 mars dernier, au soir du premier tour de la présidentielle, craignant pour sa vie après l’assassinat du colonel Samba Djalo, ex-responsable des services de renseignements militaires.

Le général Indjai est considéré comme le cerveau du coup d’Etat du 12 avril. Des autorités intérimaires ont été récemment mises en place, dans le cadre d’un processus de transition auquel l’ex-parti au pouvoir ne participe pas.

Le chef de la commission électorale et l’ancien ministre de l’Intérieur s’étaient réfugiés dans les locaux de l’UE après le putsch dans cette ex-colonie portugaise devenue depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe.
 

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