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Soudan : arrestation d’un haut responsable de l’opposition

Par AFP

Le président soudanais Omar el-Béchir. © AFP

Un haut responsable du Parti du congrès populaire (PCP), l'un des principaux partis d'opposition au Soudan, est en détention, a annoncé dimanche le PCP, qui fait partie d'une coalition d'opposants soutenant le mouvement de contestation contre le gouvernement.

Un haut responsable du Parti du congrès populaire (PCP), l’un des principaux partis d’opposition au Soudan, est en détention, a annoncé dimanche le PCP, qui fait partie d’une coalition d’opposants soutenant le mouvement de contestation contre le gouvernement.

Kamal Omar, chef du bureau politique du PCP, la formation de l’islamiste Hassan al-Tourabi, a été arrêté samedi à son domicile, a annoncé à l’AFP Béchir Adam Rahma, un autre responsable du parti. "Il lui ont demandé de prendre un sac et quelques vêtements. Cela signifie qu’il va rester un moment", a-t-il ajouté, précisant que l’arrestation était probablement liée au fait que M. Omar devait se rendre lundi au Qatar pour participer à une émission sur la chaîne Al-Jazeera.

Dirigé par M. Tourabi, mentor d’Omar el-Béchir lors du coup d’Etat militaire qui l’a porté au pouvoir en 1989 mais devenu l’un de ses adversaires les plus virulents après avoir été écarté 10 ans plus tard, le PCP est l’un des principaux partenaires de la charte d’opposition signée mercredi. Cette charte appelle à une intensification du mouvement de contestation contre M. Béchir et sa politique d’austérité avec l’objectif d’obtenir la fin du système de parti unique.

"Le vent du Printemps arabe"

La contestation, lancée à la mi-juin par des étudiants protestant contre la hausse des prix alimentaires, se manifeste par une multiplication de petits rassemblements violemment dispersés par la police, mais la mobilisation reste loin de celle des mouvements du Printemps arabe.

La répression est cependant sévère, avec des milliers d’arrestations selon des militants, qui visent particulièrement les opposants et les journalistes. L’Union européenne et le Canada ont exprimé leur inquiétude face à ces mesures.

"Il n’y a aucun espoir de réforme constitutionnelle. Avec le vent du Printemps arabe, la contestation populaire semble la voie la plus sure pour ramener la démocratie et la paix au Soudan", a insisté M. Rahma, même si les militants pro-démocratie ont fustigé ces dernières semaines le manque de mobilisation de l’opposition politique.

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