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Somalie : plus de 500 personnes liées aux islamistes shebab arrêtées

Par AFP

Des soldats de la force de l'Amisom, sur la route entre Afgoye et Baidoa, le 25 mai 2012. © AFP

Les forces de sécurité somaliennes ont mené vendredi et samedi une vaste opération contre les insurgés islamistes shebab à Mogadiscio et ses environs, au terme de laquelle, selon un de leurs responsables, plus de 500 membres ou proches de ce mouvement lié à Al-Qaïda ont été arrêtés.

Les forces de sécurité somaliennes ont mené vendredi et samedi une vaste opération contre les insurgés islamistes shebab à Mogadiscio et ses environs, au terme de laquelle, selon un de leurs responsables, plus de 500 membres ou proches de ce mouvement lié à Al-Qaïda ont été arrêtés.

"Nous avons interpellé environ 8.000 suspects et, après enquête, il a été confirmé jusqu’à présent que 507 d’entre eux sont des combattants shebab ou ont des liens avec les shebab", a déclaré samedi à la presse l’un des commandants somaliens ayant particité à cette opération, Kalif Ahmed Ereg. "Le raid contre les militants liés à Al-Qaïda restants a été mené dans plusieurs districts hier (vendredi) et aujourd’hui" (samedi), a-t-il précisé.

L’opération, menée par les forces de sécurité somaliennes, appuyées par la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), s’est concentrée sur la capitale, Mogadiscio, et la ville voisine d’Afgoye qui fut longtemps un bastion des shebab, avant que les forces pro-gouvernementales n’en reprennent le contrôle en mai.

"Ils arrêtaient les gens sans faire de disctinction"

Près de 3.000 membres des forces de sécurité y ont participé, selon des sources officielles. Un autre responsable des forces de sécurité impliqué dans l’opération, le colonel Abdi Yusuf, a précisé que plusieurs suspects ont été interpellés à Afgoye.

Selon des témoins, les forces de sécurité ont interpellé presque toutes les personnes qu’elles rencontraient sur leur chemin. "Elles ont pris d’assaut des maisons, lancé des raids contre des commerces et rassemblé les gens dans la rue. Je peux dire que tout le monde a été arrêté aujourd’hui (samedi) dans le quartier de Huriwa", dans la capitale, a déclaré un témoin, Mohamed Adan Ali. "Ils arrêtaient les gens sans faire de disctinction", a déclaré un autre témoin, Ibrahim Omar.

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