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Grands Lacs : le sommet de Kampala sur la crise dans l’est de la RDC n’est « pas un échec », selon Kinshasa

Par AFP

Les dirigeants des pays de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs. © AFP

La République démocratique du Congo (RDC) a estimé dimanche que le sommet des pays des Grands Lacs à Kampala n'était "pas un échec", bien que cette nouvelle réunion ait échoué à définir concrètement les contours d'une force neutre pour l'est, en proie à un regain de violences.

"Ce n’est pas un échec puisqu’on a déterminé que la force sera sous la direction de l’Union africaine (UA) et des Nations Unies", a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, relevant aussi "l’offre de la Tanzanie" de fournir des troupes. La rencontre des dirigeants des pays de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) organisée dans la capitale ougandaise était la troisième en deux mois consacrée à la crise en RDC. Samedi, le communiqué publié à l’issue de la réunion apportait encore peu d’éléments sur la future force.

Selon le texte, la force serait déployée "sous un mandat de l’UA et des Nations unies" pour faire notamment barrage dans l’est aux mutins se revendiquant du Mouvement du 23 mars (M23), que l’armée affronte depuis mai et que l’ONU et Kinshasa accusent d’être soutenu par le Rwanda voisin, qui dément. Un déploiement de la force est prévu d’ici "trois mois". "Nous pouvons compter sur nos amis rwandais pour qu’ils essaient de faire en sorte qu’il se passe des choses qui empêchent cela", a déclaré Lambert Mende. "Mais nous les en empêcherons. Dans trois mois, la force interviendra", a-t-il martelé.

Prochain sommet dans un mois

Le président rwandais Paul Kagame n’était pas présent à ce mini-sommet. Une absence que Kinshasa regrette: "Naturellement nous aurions souhaité qu’il soit là", mais le "maître d’oeuvre" du M23, "qui est le ministre de la Défense (rwandais James Kabarebe), était bien là", a souligné M. Mende, faisant allusion à un rapport de l’ONU mettant en cause ce responsable.

La CIRGL a demandé à ses ministres de la Défense de se retrouver à nouveau rapidement pour travailler à "l’opérationalisation de la force internationale neutre, en vue de la déployer dans un délai de trois mois". Un autre sommet de l’organisation, qui compte 11 pays, est prévue dans un mois.

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