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L’Égypte et les États-Unis, « vrais amis » mais pas forcément alliés, selon Morsi

Par AFP

Le président égyptien Mohamed Morsi, le 16 septembre 2012 au Caire. © Khaled Desouki/AFP

Le président égyptien Mohamed Morsi a estimé que son pays et les États-Unis étaient de "vrais amis", mais pas forcément des alliés, dans une interview publiée samedi soir par le "New York Times".

M. Morsi, attendu dimanche à New York pour une visite à l’ONU quelques jours avant l’assemblée générale de l’organisation, était interrogé sur les propos tenus mi-septembre par le président américain Barack Obama, qui avait surpris en affirmant que les États-Unis ne "considér(aient) pas (les Égyptiens) comme des alliés", ni "comme des ennemis".

Interrogé pour savoir s’il considérait son pays comme un allié des États-Unis, le président égyptien est resté évasif, répondant simplement: "cela dépend de votre définition d’un allié".

M. Morsi a toutefois estimé que les deux pays étaient de "vrais amis". Après les déclarations de M. Obama, prononcées sur fond d’échauffourées devant l’ambassade américaine au Caire, plusieurs responsables américains avaient tenté de rectifier le tir.

Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney avait assuré que l’Égypte était "un partenaire étroit et de longue date des États-Unis’, tandis que son homologue du département d’Etat Victoria Nuland avait estimé que Le Caire demeurait "un allié des États-Unis, non-membre de l’Otan".

"Allié majeur"

L’Égypte a le statut d’"Allié majeur non-membre de l’Otan" depuis 1989, lui offrant une coopération militaire privilégiée avec les États-Unis, comme l’Australie, le Japon, la Jordanie, Israël et la Thaïlande.

Des milliers d’Egyptiens, en majorité des salafistes, avaient manifesté le 11 septembre devant l’ambassade américaine pour dénoncer le film amateur anti-islam "L’innocence des musulmans", qui a provoqué une vague de protestations violentes dans le monde arabo-musulman.

Le dirigeant égyptien a souhaité rencontrer le président Obama à la Maison Blanche mais l’idée a été fraîchement accueillie par Washington et M. Morsi y a finalement renoncé, affirme le New York Times.

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