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Somalie : l’armée reprend une ville stratégique aux islamistes Shebab

Par AFP

Un soldat de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM), le 7 octobre 2012 à Kismayo. © AFP

Les troupes de l'Union africaine et des soldats somaliens ont pris la ville de Wanla Weyn, infligeant un nouveau revers aux islamistes armés Shebab alliés à Al-Qaïda, a indiqué dimanche un responsable de la force de l'UA en Somalie.

"Les forces du gouvernement somaliens avec le soutien la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) ont capturé la ville stratégique de Wanla Weyn dans le couloir entre les villes d’Afgoye et Baidoa", à l’ouest de Mogadiscio, a dit dans un communiqué Andrew Gutti, commandant de l’AMISOM, qui comprend 17 000 hommes.

L’AMISOM, qui a aussi pris le contrôle d’un terrain d’aviation dénommé Balli Doogle, ont maintenant avancé de plus de 90 kilomètres au nord-ouest de Mogadiscio depuis le lancement de leur offensive à partir de la capitale somalienne en mai.

La capture de Wanla Weyn, qui serait tombée sans combats selon la force de l’UA, est un pas important de la réouverture de l’axe reliant Mogadiscio à Baidoa, une grande ville reprise aux shebab par les troupes éthiopiennes en février.

Wanla Weyn se trouve à environ un tiers du chemin entre Mogadiscio et Baidoa, avec les derniers 160 kilomètres toujours contrôlés par les shebab.

"La prise de cette localité privé les shebab d’une autre source de revenus illégaux (après la prise la semaine dernière de la ville portuaire de Kismayo qui permettait aux shebab de gagner de l’argent grâce au trafic de charbon de bois, ndlr), après toute une série de défaites", a ajouté Andrew Gutti. "Cela facilitera aussi la fourniture très nécessaire d’aide humanitaire aux populations locales", a-t-il dit.

Repli des Shebab

Les troupes kényanes, qui sont entrées en Somalie il y a un an avant d’intégrer plus tard l’AMISOM, mènent également leur offensive dans le sud et ont capturé la semaine passée le bastion shebab de Kismayo.

Les islamistes contrôlent toujours la ville de Jowhar, à environ 80 kilomètres au nord de Mogadiscio, et la petite ville côtière de Barawe, à quelque 180 kilomètres au sud de la capitale sur la côte.

Les combattants shebab se sont massivement repliés avant chaque attaque et se seraient en partie réfugiés dans les montagnes de Galgala dans la région semi-autonome somalienne du Puntland.

De plus, de vastes zones de brousse isolées entourent les villes capturées et pourraient servir de refuge aux combattants en fuite.

Les rebelles somaliens, qui ont quitté leurs positions fixes dans la capitale l’an passé, sont passés à une tactique de guérilla dans de nombreux secteurs, commettant notamment des attentats suicides.
 

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