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Égypte : le procureur général reste à son poste après un accord avec Morsi

Par AFP

Le procureur général égyptien Abdel Meguid Mahmoud, au Caire le 13 octobre 2012. © AFP

Le président égyptien Mohamed Morsi et le procureur général se sont mis d'accord samedi pour que ce dernier conserve son poste, mettant fin à la crise qui a éclaté après la décision du président de le nommer ambassadeur au Vatican, selon le procureur général adjoint Adel Saïd.

Le président égyptien Mohamed Morsi et le procureur général se sont mis d’accord samedi pour que ce dernier conserve son poste, mettant fin à la crise qui a éclaté après la décision du président de le nommer ambassadeur au Vatican, selon le procureur général adjoint Adel Saïd.

La rencontre entre les deux hommes samedi a abouti à un accord pour que "le procureur général reste à son poste", a affirmé M. Saïd évoquant "un malentendu à propos de la nomination (du procureur général Abdel Meguid Mahmoud) au poste d’ambassadeur d’Egypte au Vatican".

Le président Morsi avait démis jeudi M. Mahmoud de ses fonctions, le nommant ambassadeur au Vatican. Mais le procureur général a déclaré qu’il restait à son poste, affirmant que "selon la loi, un membre du corps judiciaire ne peut pas être démis par le pouvoir exécutif".

"Menaces directes et indirectes"

Ce limogeage est intervenu au lendemain de l’acquittement d’anciens responsables de l’ère Moubarak qui étaient accusés d’être impliqués dans des violences pendant la révolte en février 2011.

M. Mahmoud avait affirmé vendredi dans un communiqué avoir reçu des "menaces directes et indirectes" de hauts responsables le poussant à accepter son limogeage. Dans ce communiqué, il affirmait que le ministre de la Justice Ahmed Mekki et le président de l’assemblée constituante, Hossam el-Ghariani, l’avaient mis en garde contre une éventuelle agression dont il pourrait être l’objet s’il refusait d’obéir au décret présidentiel ordonnant son limogeage.

M. Mahmoud est accusé par plusieurs militants de la révolte de 2011 de continuer à soutenir le régime du président déchu Hosni Moubarak et d’avoir été à l’origine de l’insuffisance des preuves présentées par le parquet dans les procès des anciens responsables.
 

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