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Sénégal : le président admet des « erreurs » après une manifestation violente

Par AFP

Le président sénégalais Macky Sall, le 18 octobre 2012 à l'aéroport d'Abidjan. © AFP/Archives - Sia Kambou

Le président sénégalais Macky Sall a admis vendredi des "erreurs" dans l'encadrement d'une violente manifestation contre la détention d'un chef religieux musulman dont les disciples avaient saccagé lundi des dizaines de véhicules à Dakar.

Le président sénégalais Macky Sall a admis vendredi des "erreurs" dans l’encadrement d’une violente manifestation contre la détention d’un chef religieux musulman dont les disciples avaient saccagé lundi des dizaines de véhicules à Dakar.

"Il y a eu des erreurs de gestion dans nos dispositifs qui ont permis à ces manifestants de pouvoir faire ce qu’ils ont fait. Mais je tiens à vous assurer que toutes les mesures sont désormais prises pour que force reste à la loi", a assuré le président, cité par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le président s’exprimait à l’issue des prières de la "fête du mouton", célébration musulmane du sacrifice de l’Aïd El-Kebir, connue sous le nom de Tabaski au Sénégal. "L’Etat traquera et arrêtera tous ceux qui se sont adonnés à cette destruction (de biens) et les traduira en justice", a ajouté M. Sall.

Cheick Bethio Thioune

Une forte présence policière était maintenue dans le centre de Dakar vendredi, au moment de la fête religieuse.Lundi, trois personnes avaient été blessées et 127 véhicules sérieusement endommagés après que des dizaines de disciples du religieux mouride Cheick Bethio Thioune eurent envahi la capitale, fracassant les vitres des voitures, incendiant des bus, saccageant des feux tricolores et semant la panique dans les rues. La police avait arrêté 33 personnes dans le cadre de cette manifestation.

M. Thioune, un chef religieux de la confrérie musulmane des mourides – sous-groupe de la confrérie soufie, dans ce pays composé à 95 % de musulmans – avait été arrêté le 23 avril, après la mort de deux de ses disciples, tués lors d’une rixe près de Thiès. Il a été inculpé de complicité d’homicide et écroué le 26 avril, avec plusieurs de ses disciples.

Macky Sall a rappelé qu’il avait été élu le 25 mars dernier pour être "le garant de l’unité nationale et de la sécurité des personnes et des biens". "Je ne permettrai à personne ni à quelque groupe que ce soit, de perturber l’ordre public et la quiétude des citoyens et de s’adonner à des destructions de biens", a-t-il dit.
 

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