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Mobilisation en Argentine pour la frégate Libertad bloquée au Ghana

Par AFP

La frégate argentine retenue au port de Tema, près d'Accra, le 9 octobre 2012. © AFP

Près d'une centaine d'embarcations ont défilé samedi sur le Rio de la Plata à Buenos Aires pour protester contre la saisie au Ghana de la frégate-école Libertad, tandis que huit anciens ministres argentins des Affaires étrangères ont réclamé sa "libération".

Près d’une centaine d’embarcations ont défilé samedi sur le Rio de la Plata à Buenos Aires pour protester contre la saisie au Ghana de la frégate-école Libertad, tandis que huit anciens ministres argentins des Affaires étrangères ont réclamé sa "libération". Répondant à un appel diffusé sur les réseaux sociaux, un cortège hétéroclite de barques, voiliers et yachts s’est lancé sur les eaux du Rio de la Plata.

"Nous avons voulu exprimer notre solidarité et notre soutien aux marins et à ce symbole si cher qu’est la frégate Libertad", a déclaré à l’AFP Pablo Cernadas, un des organisateurs de la manifestation maritime.

Les passagers des embarcations frappaient sur des casseroles et faisaient retentir les cloches et les sirènes de leurs navires tandis que, depuis la terre, le cortège naval était salué par environ 300 personnes brandissant des drapeaux argentins et des pancartes proclamant : "la frégate ne se rend ni ne se vend".

Fonds spéculatif

Egalement samedi, huit anciens chefs de la diplomatie argentine qui se sont succédé depuis le retour de la démocratie en 1983 ont signé une déclaration commune pour réclamer "la libération rapide de la frégate Libertad". "Nous exhortons le gouvernement à poursuivre ses démarches en cours auprès de toutes les instances politiques et juridiques internationales compétentes afin de mettre un terme à cet agisssement illicite qui engage la responsabilité de la République du Ghana envers la République argentine et la communauté internationale dans son ensemble", proclament les anciens ministres.

Le bateau école de la Marine argentine est retenu depuis le 2 octobre dans un port proche d’Accra à la demande du fonds spéculatif NML, qui a son siège aux îles Caïman, un paradis fiscal.

Buenos Aires refuse de donner suite aux demandes du fonds spéculatif, qui réclame plus de 370 millions de dollars (283 millions d’euros) après avoir refusé des offres d’échange de titres de dette à deux reprises, en 2005 et 2010.

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