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Justice algérienne : un homme condamné à la perpétuité pour le rapt de touristes en 2003

Par AFP

Le groupe armé GSPC est devenu AQMI en 2006. © Reuters

Un Algérien, Gharbia Amar, jugé pour son implication dans l'enlèvement de 15 touristes étrangers, dont dix Allemands, dans le Sahara algérien en 2003, a été condamné, mardi 8 janvier, à la perpétuité par le tribunal criminel d'Alger.

Un Malien, Youcef Ben Mohamed, jugé pour la même affaire a été disculpé mais a écopé de sept ans de prison pour appartenance à un groupe terroriste armé, a annoncé son avocate Hassiba Boumerdassi.

En plus de cette accusation, les deux hommes répondaient de trafic et importation d’armes prohibées. Le jugement n’est pas satisfaisant car tous deux ont été détenus durant six ans par les Tchadiens qui les ont arrêtés en 2004 avant de les remettre en 2010 aux Algériens, a rappelé Me Boumerdassi.

Son client, a-t-elle expliqué, a été arrêté au Tchad et il ne comprend pas pourquoi c’est l’Algérie qui le condamne pour appartenance à un groupe armé terroriste, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique – Aqmi – en 2006).

El Para

Le parquet avait requis la peine capitale contre M. Amar, 39 ans, et la perpétuité contre M. Ben Mohamed, qui obéissaient à Amari Saifi, alias Abderrezak El Para, ancien numéro deux du GSPC.

El Para, identifié par la justice algérienne comme le principal instigateur des enlèvements, ainsi son bras droit Kamel Djermane, dit Billel Abou Abdeldjalil, sont emprisonnés depuis 2004 et toujours dans l’attente de leur jugement.

Selon l’arrêt de renvoi, MM. Amar et Ben Mohamed ont reconnu leur participation à plusieurs opérations, dont trafic d’armes et assassinats, depuis leur adhésion au GSPC.

Le premier a aussi reconnu sa participation à un accrochage au Tchad à la fin 2003 entre le groupe d’El Para et les forces tchadiennes, au cours duquel il avait été fait prisonnier.

Dans l’affaire des enlèvements des touristes, quatre hommes, trois Algériens et un Yéménite, ont déjà été condamnés en 2009 par contumace à la perpétuité.

Capturés début 2003, les touristes avaient été libérés en deux groupes plus tard dans l’année, l’un lors d’une opération militaire, l’autre contre une rançon. Un otage était mort en captivité.
 

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