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Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn nouveau président de l’UA

Par AFP

Hailemariam Desalegn, à Addis-Abeba, le 24 août 2012. © Sipa

Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, est devenu dimanche le nouveau président en exercice de l'Union africaine (UA), lors du 20e sommet de l'organisation panafricaine organisé à Addis Abeba.

Le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, est devenu dimanche le nouveau président en exercice de l’Union africaine (UA), lors du 20e sommet de l’organisation pan-africaine organisé à Addis Abeba. "C’est avec un grand sens de l’honneur et d’humilité que j’accepte la présidence de notre Union", a déclaré M. Hailemariam devant ses partenaires de l’UA. Il succède au Béninois Thomas Boni Yayi.

La présidence tournante de l’UA est renouvelée à chacun des sommets annuels ordinaires convoqués traditionnellement en janvier à Addis Abeba, capitale éthiopienne et siège de l’organisation continentale. Chaque région d’Afrique propose à tour de rôle un chef d’Etat candidat, qui est formellement élu, sans rival, au premier jour du sommet.

Hailemariam Desalegn est Premier ministre d’Ethiopie depuis seulement septembre. Il avait été désigné à ce poste — le plus important du pays — par le Parlement éthiopien. Jusqu’alors numéro deux du gouvernement, il a succédé à Meles Zenawi, homme fort du pays pendant 21 ans, décédé en août.

Ce 20e sommet de l’UA est donc le premier pour M. Hailemariam, comme d’ailleurs pour la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, élue à ce poste en juillet dernier à Addis Abeba, après une bataille épique contre le président sortant, le Gabonais Jean Ping.

Le sommet de dimanche et lundi promet d’être dominé par l’intervention militaire française contre les insurgés islamistes au nord du Mali, à laquelle se joignent des troupes africaines. La situation au Mali, qui fera encore l’objet d’une conférence de donateurs internationaux mercredi dans la capitale éthiopienne, s’était déjà retrouvée vendredi au menu d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA.

Le CPS a alors décidé d’augmenter les effectifs de la force africaine au Mali et a pressé le Conseil de sécurité de l’ONU de fournir une aide logistique "temporaire" d’urgence pour accélérer son déploiement. Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé en décembre le déploiement de la Force internationale de soutien au Mali (Misma), chargée d’aider la faible armée malienne à reconquérir la moitié nord du pays, sous contrôle de groupes islamistes depuis avril 2012.

L’UA a admis l’urgence de déployer sur le terrain des troupes qui n’arrivent qu’au compte-gouttes, après l’intervention en toute hâte de la France, mi-janvier, à la demande des autorités maliennes, face à l’avancée des islamistes vers Bamako.

Ce dimanche et lundi, le sommet de l’UA devrait également se pencher sur plusieurs autres conflits ou zones de tensions en Afrique, notamment dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en Guinée-Bissau et en République centrafricaine.

"Nous ne pouvons jamais trop souligner l’importance du besoin de paix et de sécurité, sans paix et sécurité, aucun pays ou aucune région ne peut espérer la prospérité pour tous ses citoyens", a déclaré en ouverture du sommet Nkosazana Dlamini Zuma, nouvelle présidente de la Commission de l’UA, l’organe exécutif de l’organisation. "Beaucoup doit encore être fait pour résoudre les situations de conflit en cours", a-t-elle déclaré, en référence notamment à la Guinée-Bissau, la RDC, le Mali, la Somalie ou encore la République centrafricaine.

Les débats du sommet devraient également se concentrer sur les négociations qui piétinent entre le Soudan et le Soudan du Sud. Les présidents des deux pays, Omar el-Béchir et Salva Kiir, se sont déjà rencontrés vendredi à Addis Abeba pour tenter d’avancer dans la résolution des différends qui empoisonnent encore leurs relations, un an et demi après l’accès à l’indépendance du Soudan du Sud.
 

 

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