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66e Festival de Cannes : action!

Par AFP

Plusieurs films tournés sur le continent africain sont en compétition. © AFP

Après des mois de folles rumeurs puis d'annonces alléchantes en films et en stars, place à l'action! Mercredi soir, le 66e Festival de Cannes ouvre ses portes au monde entier, avec en ouverture Leonardo DiCaprio pour le très attendu "Gatsby le magnifique".

Après des mois de folles rumeurs puis d’annonces alléchantes en films et en stars, place à l’action! Mercredi soir, le 66e Festival de Cannes ouvre ses portes au monde entier, avec en ouverture Leonardo DiCaprio pour le très attendu "Gatsby le magnifique".

Comme chaque année, badauds et fans seront nombreux pendant 12 jours à tenter d’apercevoir leurs vedettes préférées sortant des hôtels de luxe avec vue imprenable sur la Méditerranée ou à leur arrivée devant le Palais des festivals.

La première montée des marches sera glamour à souhait avec sur le tapis rouge l’équipe de "Gatsby le magnifique", nouvelle adaptation du roman de Francis Scott Fitzgerald qui a longtemps séjourné dans les années 20 sur la Côte d’Azur. DiCaprio, Tobey Maguire et Carey Mulligan seront les premiers à se confronter à la critique cannoise, toujours redoutée, alors que les commentaires réservés au film du réalisateur australien Baz Luhrmann ont été mitigés aux Etats-Unis, où il est sorti il y a peu.

En revanche, c’est déjà un carton au box-office avec plus de 50 millions de dollars de recettes dès le premier week-end en salles, soit quasiment la moitié de son budget.

La montée des marches devrait rappeler de bons souvenirs à Nicole Kidman, dont le film "Moulin rouge", signé également de Baz Luhrmann, avait été présenté en 2001 en ouverture.

L’actrice australienne revient cette année comme membre du jury aux côtés de l’acteur autrichien Christoph Waltz, du français Daniel Auteuil, d’une des stars de Bollywood, l’indienne Vidya Balan et des cinéastes taiwanais Ang Lee, roumain Cristian Mungiu, japonaise Naomi Kawase et britannique Lynne Ramsay.

Tous ont pu faire connaissance dès mardi soir lors d’une réunion de travail à huis clos suivie d’un dîner gastronomique en présence de leur président, le très influent réalisateur et producteur américain Steven Spielberg, dont le poids dans le palmarès final sera scruté à la loupe.

Le glamour encore sera représenté par la comédienne française Audrey Tautou, connue dans le monde entier depuis "Amélie Poulain", et qui animera les cérémonies d’ouverture et de clôture le 26 mai, moment ultime où sera remis la Palme d’or.

Histoires intimes

Côté compétition, 20 films seront en lice, plus axés cette année sur des histoires intimes que de grands sujets politiques. Au vu des synopsis, plusieurs s’annoncent même torrides.

Déjà couronnés à Cannes, les Américains Steven Soderbergh et les frères Coen ainsi que le Franco-polonais Roman Polanski présenteront respectivement "Behind the candelabra", "Inside Llewyn Davis" et "La vénus à la fourrure".

Sur le papier, la lutte promet d’être rude compte tenu du nombre de talents confirmés et prometteurs retenus par le délégué général Thierry Frémaux: le danois Nicolas Winding Refn ("Only God forgives" avec Ryan Gosling), l’américain James Gray ("The immigrant" avec Marion Cotillard), l’iranien Asghar Farhadi ("Le Passé" avec Bérénice Béjo et Tahar Rahim) ou encore le franco-tunisien Abdellatif Kechiche ("La vie d’Adèle" avec Léa Seydoux).

Cannes ne se résumant pas à la compétition, les flashes vont encore crépiter pour l’ouverture jeudi de la section "Un certain regard", où l’Américaine Sofia Coppola présentera son dernier opus, le très attendu "The bling ring" avec Emma Watson. Le "vétéran" Robert Redford portera seul "All is lost" de J.C Chandor (hors compétition) dans lequel il joue le rôle d’un navigateur naufragé qui lutte pour sa survie en mer.

L’actrice américaine Robin Wright sera à l’affiche du dernier Ari Folman, "The congress", film mi-réaliste, mi-dessin animé fantastique, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival.

Côté stars encore, l’Américain d’origine portoricaine Benicio del Toro, prix d’interprétation masculine en 2008 pour le "Che", sera à l’affiche avec Mathieu Amalric du dernier Arnaud Desplechin en compétition, "Jimmy P.". Le public entendra des noms moins connus, de Arnaud des Pallières qui met en scène le danois Mads Mikkelsen dans "Michael Kohlhaas", au Tchadien Mahamat-Saleh Haroun et son "Grigris".

Magie de Cannes, d’autres cinéastes, souvent de jeunes talents, feront parler d’eux qu’ils soient projetés dans la section "Un Certain regard" de la sélection officielle ou dans les sections parallèles.

La Semaine de la critique présentera ainsi plusieurs films prometteurs, de "Suzanne" signé par la française Katell Quillévéré à "For those in peril", premier film du britannique Paul Wright.

L’Asie, avec trois films en compétition, et l’Inde qui célèbrera sur la Croisette le 100e anniversaire de son cinéma, assureront encore le spectacle. Des hommages seront rendus à des monstres sacrés du 7e art parmi lesquels Alain Delon, 78 ans en novembre, l’acteur américain Jerry Lewis, 87 ans, à l’affiche hors compétition de "Max Rose" ou encore Kim Novak, inoubliable interprète de "Vertigo" ("Sueurs froides") d’Alfred Hitchcock.

Mais Cannes, c’est aussi le plus grand marché du film au monde avec plus de 10.000 participants d’une centaine de pays, 4.000 films présentés, 1.500 projections, près d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires l’an dernier.

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