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Côte d’Ivoire : la production de gaz naturel a doublé en un an

La Côte d'Ivoire a rejoint l'Union internationale de l'industrie du gaz (UIG) en 2012 © Bowleven

La production de gaz naturel de la Côte d'Ivoire a doublé entre 2012 et 2013, passant de 110 millions de pieds cubes à 220 millions. Par ailleurs, le pays veut relancer le projet de gazoduc reliant Takoradi au Ghana à Assinie sur la côte ivoirienne.

Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à accueillir la 16e conférence du Golfe de Guinée sur le gaz naturel à partir du 6 novembre, la production gazière du pays a doublé entre 2012 et 2013, passant de 110 millions de pieds cubes à 220 millions. Au premier semestre 2013, cette production était valorisée à près de 246,7 millions de dollars.

Pour Ibrahima Diaby, directeur général des hydrocarbures au ministère du Pétrole et de l’Énergie, « cette hausse de la production est liée aux investissements effectués sur les champs CI-26 et CI-27, opérés par Foxtrot International, une filiale du groupe Bouygues ». Mais, poursuit-il, « elle répond à la forte demande d’électricité et à la relance de l’économie ivoirienne. En effet, près de 70% de l’électricité produite dans le pays dépend fortement des centrales thermiques de Ciprel et d’Azito qui sont alimentées au gaz naturel ».

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Investissements

Le pays ne compte d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin. Abidjan projette en effet de passer à 250 millions de pieds cubes de gaz produit dès 2014, grâce notamment à l’entrée en production de nouveaux puits gaziers sur les champs Merlin (CI-27) et Gazelle (CI-202).

De passage en Côte d’Ivoire en mai 2013, Martin Bouygues, président du groupe industriel éponyme, a annoncé des investissements de l’ordre de 1 milliard de dollars dans l’exploitation du gaz naturel. Ceux-ci devraient assurer l’approvisionnement sur une période de dix ans.

WAGP cWAGPCo

Gazoduc

En outre, la Côte d’Ivoire compte profiter de la 16e conférence du Golfe de Guinée sur le gaz naturel, qui s’ouvre le 6 novembre à Abidjan, pour relancer plusieurs projets d’envergure parmi lesquels le raccordement au Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (WAGP). Ce pipeline, long de 678 kilomètres, s’étend de Itoki au Nigeria jusqu’à la ville ghanéenne de Takoradi – au large de laquelle se trouve le site pétrolier et gazier Jubilee – avec des embranchements vers Cotonou (Bénin), Lomé (Togo) et Tema (Ghana). L’ambition des autorités ivoiriennes serait de le prolonger jusqu’à la ville côtière d’Assinie, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire.

 

Le WAGP pourrait être relié à un projet de gazoduc attribué au groupe italien Saipem et qui doit relier Assinie à Abidjan (une centaine de kilomètres). Ce dernier gazoduc de 32 milliards de FCFA (50 millions d’euros) devrait transporter le gaz des blocs ivoiriens CI 01 et CI 202 opérés respectivement par Vanco et CNR jusqu’à Abidjan pour l’approvisionnement des centrales d’électricité. La jonction avec le WAGP permettrait d’acheminer le gaz nigérian à Abidjan. La Côte d’Ivoire compte durant ce forum présenter d’autres projets dans le secteur gazier, représentant plus de 5 milliards de dollars d’investissements.

Malgré une production gazière modeste, la Côte d’Ivoire a intégré, en octobre 2012, l’Union internationale de l’industrie du gaz (UIG), l’équivalent de l’OPEP pour le gaz, devenant ainsi le premier pays de l’UEMOA et le second de la zone CEDEAO à rejoindre cette organisation après le géant nigérian.

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