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Sida : Kerry fête la naissance du millionième bébé sans VIH en Afrique

Par AFP

La maman Margaret n'a pas transmis le virus du Sida à son enfant, le 4 avril 2011, en Tanzanie. © AFP

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a célébré, le 18 juin, la naissance ce mois-ci du millionième bébé, venu au monde en Afrique sans le virus VIH responsable du sida alors que sa mère en était porteuse.

"Empêcher la transmission (du virus) de la mère à l’enfant a été la pièce maîtresse de notre combat contre la maladie", a déclaré au département d’État M. Kerry en fêtant le dixième anniversaire du Programme d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR), un plan mis en place en 2003 par George W. Bush.

"Grâce à l’appui du PEPFAR, nous avons permis au millionième bébé de naître sans être infecté par le virus VIH", s’est félicité M. Kerry. Essentiellement en Afrique, "un million de bébés peuvent grandir heureux et en bonne santé, aller à l’école, réaliser leurs rêves, casser ce cycle et peut-être même avoir des enfants libérés du poids et de la peur du VIH".

Trente ans de lutte

M. Kerry a salué un "moment vraiment important" dans les 30 ans de lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et pour l’avènement d’une génération sans sida, inimaginable il y a à peine une décennie.

Une nouvelle génération de médicaments et traitements antirétroviraux plus efficaces ont permis de diminuer de 30% à 2% aujourd’hui le risque de transmission du virus de la mère au bébé pendant la grossesse ou l’allaitement, selon Éric Goosby, coordinateur du PEPFAR.

"Environ 430 000 bébés naissent chaque année avec le VIH et le projet dont nous sommes porteurs depuis le début de PEPFAR s’est intensifié ces trois dernières années en partenariat avec l’Onusida et l’Unicef", a-t-il expliqué à l’AFP.

Le programme vise à "éliminer virtuellement le VIH pédiatrique d’ici 2015 et maintenir les mères en vie", a-t-il ajouté, avec l’objectif de réduire le nombre de bébés nés avec le virus à environ 30.000 par an.

Le PEPFAR a vu son budget progressivement porté à environ 5,5 milliards de dollars par an. Bien qu’il subsiste quelque 1,7 million de décès liés au sida chaque année, le programme américain soutient le traitement de plus de 5,1 millions de personnes.

(AFP)

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