Fermer

Sahel : Hollande pense que « les otages sont vivants »

Par AFP

François Hollande sur un chantier Bouygues le 23 juin 2013 à Doha. © AFP

Des proches des Français détenus par Al-Qaïda ont exigé un retour rapide des otages du Sahel, refusant de se contenter de déclarations du président François Hollande dimanche selon lesquelles ils sont toujours "vivants", d'autres appelant à une reprise rapide des négociations.

Des proches des otages français détenus par Al-Qaïda ont exigé un retour rapide des otages du Sahel, refusant de se contenter de déclarations du président François Hollande dimanche selon lesquelles ils sont toujours "vivants", d’autres appelant à une reprise rapide des négociations.

"Qu’on nous dise qu’ils soient en vie c’est bien, mais ce qu’on veut c’est qu’ils rentrent. On veut qu’ils soient là, c’est urgent", à déclaré à l’AFP Mireille Blain, porte-parole de proches de Pierre Legrand.

Réagissant également aux propos de M. Hollande selon lesquels la France est "toujours à la recherche de contacts" pour faire libérer les otages, Mme Blain a encore estimé que "c’est du langage. Ce qu’on veut, ce n’est pas qu’ils cherchent des contacts, c’est qu’ils les trouvent".

"On ne va pas leur apprendre leur boulot", a-t-elle ajouté.

Les proches de Pierre Legrand, enlevé le 16 septembre 2010 sur le site Areva d’Arlit, au nord du Niger, avec trois autres Français (Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Ferret), ont régulièrement accusé les autorités françaises de ne pas suffisamment se mobiliser pour leur libération.

Samedi, au millième jour de leur enlèvement, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans plusieurs villes de France pour réaffirmer leur soutien aux familles des quatre otages et déplorer le silence et "l’inaction" des autorités.

Interrogé dimanche à Doha sur les affirmations samedi d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) selon lesquelles ses huit otages européens, dont cinq Français, sont en vie, M. Hollande a assuré avoir "toute raison de penser" qu’ils sont effectivement "vivants", ajoutant que la France poursuivait ses efforts pour les libérer.

Pour René Robert, grand-père de Pierre Legrand, "les rassemblements de samedi ont été entendus par Aqmi et par le président de la République". Selon lui, l’antenne d’Al-Qaïda "a déjà à deux occasions par le passé réagi à notre mobilisation" en diffusant des communiqués sur les otages, tel celui de samedi. "Ca peut être un signe positif", estime M. Robert. "C’est peut-être de la manipulation, mais nous sommes convaincus que des contacts sont possibles", a-t-il déclaré à l’AFP.

"Il n’y a plus de temps à perdre, il faut saisir toutes les opportunités qui se présentent et n’écarter aucune filière. J’espère que le président Hollande profitera de sa présence au Qatar" à cet effet, a-t-il souligné. "Nous espérons que nous arrivons à la fin de la détention. Ce que nous attendons, ce n’est pas une vidéo, c’est de les voir en vrai", a ajouté M. Robert.

"On espère (que) les négociations vont reprendre et que cela va relancer une machine qui s’est arrêtée. Il faut avancer, arrêter avec cet immobilisme. Ce n’est plus possible", a indiqué de son côté Françoise Larribe, elle-même ancienne otage, capturée comme son mari Daniel Larribe le 16 septembre 2010 et relâchée en février 2011.

"Le président dit qu’il cherche des contacts, ça prouve qu’il est positif, qu’il est à l’écoute. Maintenant on espère que ces contacts vont être enfin établis ou réétablis et qu’ils vont trouver par la négociation les moyens de nous ramener nos garçons", a réagi de son coté Frédéric Cauhapé, le beau-frère de Marc Féret.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici