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Mozambique : rassemblement pour dénoncer des attaques de la Renamo

Par AFP

Des combattants de la Remano dans les montagnes de Gorongosa, le 8 novembre 2012. © AFP

Plusieurs centaines de militants du Frelimo, le parti au pouvoir au Mozambique, se sont rassemblés samedi à Maputo et dans d'autres villes du pays pour dénoncer de récentes attaques meurtrières attribuées à l'ex-guérilla de la Renamo.

Plusieurs centaines de militants du Frelimo, le parti au pouvoir au Mozambique, se sont rassemblés samedi à Maputo et dans d’autres villes du pays pour dénoncer de récentes attaques meurtrières attribuées à l’ex-guérilla de la Renamo.

"Avec la paix nous pouvons tout. La guerre signifie un retour en arrière", a déclaré le secrétaire général du Frelimo, Felipe Paunde, devant près de 400 de ses partisans regroupés pour une marche sur l’une des principales avenues de Maputo.

Ayant pour mot d’ordre "non à la guerre", des rassemblements similaires ont été organisés notamment dans les villes de Xai Xai et Chimoio (sud), mais pas dans le centre du pays, plus particulièrement sous la menace de la Renamo.

Dans cette région, plusieurs véhicules sont tombés dans des embuscades, vendredi matin, sur un tronçon de la route nationale EN1 pris comme cible par l’ancienne guérilla, dans la province de Sofala (centre).

Ces trois attaques contre deux camions et un autocar ont fait au moins deux morts et cinq blessés, selon la police mozambicaine, qui les a attribuées à la Renamo. L’ex-rébellion s’est refusé à tout commentaire. Le Premier ministre Alberto Vaquina a dénoncé ces attaques comme "regrettables".

La Renamo, qui a déposé les armes en 1992 et siège depuis au Parlement comme principal parti d’opposition, avait annoncé mercredi qu’elle bloquerait la principale route nationale du Mozambique, et mettrait hors service une voie ferrée essentielle à l’exportation du charbon. Les deux parties négocient depuis 2012 pour tenter de désamorcer les tensions. L’ancienne guérilla a justifié son intention de saboter les infrastructures par l’attitude du gouvernement qui a massé des troupes autour du camp de son chef historique Afonso Dhlakama.

Dhlakama, qui a repris le maquis l’an dernier au pied du massif du Gorongosa, estime que les accords de paix de 1992 ne sont plus respectés car le Frelimo accapare le pouvoir et les bénéfices tirées de l’exploitation des importantes richesses naturelles du pays. "En tant que gouvernement, nous restons ouvert au dialogue", a déclaré sur Radio Mozambique Jose Pacheco, représentant du gouvernement aux négociations censées reprendre lundi.

"Nous serons présents aux négociations", a assuré M. Pacheco, qui a cependant fustigé le chef de la Renamo pour avoir "abandonné la démocratie". La guerre civile opposant le gouvernement Frelimo – à l’origine marxiste, et toujours au pouvoir – et la guérilla de la Renamo avait fait près d’un million de morts entre 1977 et 1992.

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