Fermer

Égypte : les partisans de Mohamed Morsi exigent toujours son retour

Par AFP

Des militants pro-Morsi en sit-in, le 3 août 2013, sur la place Rabaa al-Adawiya, au Caire. © AFP

Les partisans du président islamiste déchu égyptien Mohamed Morsi ont affirmé dimanche matin qu'ils continueraient à exiger son retour au pouvoir après s'être entretenus la veille avec le secrétaire d'Etat américain adjoint William Burns.

Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), bras politique des Frères musulmans en Egypte, a ainsi affirmé dans un communiqué être engagé dans un processus de "légitimité qui stipule le retour du président, le rétablissement de la Constitution et de la chambre haute du Parlement (Choura)".

Selon le communiqué, des représentants de la coalition des groupes islamistes appelant au retour au pouvoir du président Morsi ont rencontré William Burns samedi matin. La visite surprise de M. Burns apparaissait comme l’une des dernières chances d’éviter une confrontation entre la police et les milliers de partisans des Frères musulmans qui occupent deux places du Caire depuis un mois pour dénoncer un coup d’Etat militaire.

Cette visite suivait celles de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et du ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle alors que la communauté internationale pousse les partisans de M. Morsi et du gouvernement provisoire mis en place par les militaires à un compromis. "Nous affirmons que nous accueillerons toute solution politique proposée sur la base de la légitimité constitutionnelle et le rejet du coup d’Etat", poursuit le communiqué.

Les partisans de M. Morsi insistent depuis sa destitution, le 3 juillet dernier, sur le fait qu’ils n’accepteront aucune solution à la crise que traverse le pays qui n’incluerait pas la réinstallation du président destitué au pouvoir.

"Un processus politique ouvert à tous"

Le communiqué laisse entendre que la visite surprise de M. Burns survenant à la suite d’autres efforts internationaux n’a pas contribué à changer cette position.

Le PLJ critique en outre violemment les récentes déclarations du secrétaire d’Etat américain John Kerry, selon lequel l’armée égyptienne a "rétabli la démocratie", quand elle a renversé Mohamed Morsi.

Le communiqué affirme enfin que les manifestants pro-Morsi demeureront pacifistes et condamne les actes de violence, dont une série d’incidents dans la péninsule du Sinaï au cours desquels les forces armées égyptiennes ont été soumises à des attaques quasi quotidiennes.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici