Retrouvez Albert Yuma Mulimbi, grand invité de l’économie RFI-JA

Par Jeune Afrique

Albert Yuma Mulimbi dans le studio de RFI, le 9 novembre 2013. © Jeune Afrique/ V.Fournier

Le patron des patrons congolais, Albert Yuma, défend son action à la tête de la Gécamines ainsi que les progrès de son pays en matière économique.

En RD Congo, Albert Yuma est incontournable. À la tête de la principale société immobilière du pays, le patron des patrons congolais préside également aux destinées de la Gécamines, compagnie minière détenue à 100 % par l’État. Une entreprise stratégique qu’il s’efforce de relever, parfois dans la tourmente. Il est le cinquième invité de la grande interview réalisée conjointement par Jeune Afrique et RFI.

La victoire de l’armée congolaise contre le Mouvement du 23-Mars

« Comme tout Congolais, je me réjouis de cette victoire. Elle met définitivement fin à une aventure qui a endeuillé les populations civiles et s’est révélée dramatique pour l’économie. Les entrepreneurs du Nord-Kivu ont payé un lourd tribut. Mais la région devrait redémarrer, c’est une province très viable. »

Les relations entre le patronat et le gouvernement

« Le dialogue est évolutif. Il y a eu des incompréhensions, mais au plus haut sommet de l’État, on garde le cap sur une économie libérale donnant la priorité au secteur privé. »


Albert Yuma Mulimbi (1/2) : Première partie de l’entretien… par Jeuneafriquetv

 

« Doing business » et climat des affaires

« Comme le gouvernement, je conteste ce classement. Lorsque nous étions mal placés il y a quelques années, nous avions admis qu’il nous faudrait faire des efforts. Or ils ont été faits ou amorcés dans le juridique, le foncier et l’administration publique. Ce rapport est donc blessant. Président de la Fédération des entreprises du Congo [FEC], de la Gécamines et de la plus grande entreprise immobilière du pays, je n’ai jamais rencontré les enquêteurs qui réalisent cette étude et m’interroge sur leurs sources. Leurs méthodes pour recueillir des informations doivent être remises en question. »

La sous-évaluation des actifs miniers cédés par la Gécamines

« Ces opérations sont antérieures à mon arrivée, fin 2010. Dans celles que nous avons réalisées depuis – Mutanda et Kansuki -, les évaluations ont été menées par BNP Paribas. La Gécamines était quasiment en faillite. Sans ces cessions, elle aurait fermé ses portes. Et puis les ONG se fondent sur des calculs simplistes. Elles évaluent un gisement à partir de son nombre de tonnes et des prix du marché, mais elles oublient que le minerai doit être extrait, qu’il faut construire une usine, embaucher du personnel… »


Albert Yuma Mulimbi (2/2) : Seconde partie de l’entretien… par Jeuneafriquetv

L’omniprésence de Dan Gertler
« Se focaliser sur Dan Gertler est excessif. Il y a une trentaine d’opérateurs miniers en RD Congo. Il est venu dans ce pays quand personne ne le faisait, c’est un investisseur de long terme et beaucoup de ceux qui le critiquent aujourd’hui bénéficient des faveurs de sa fondation caritative. »
 
Propos recueillis par Frédéric Garat (RFI) et Frédéric Maury (J.A.)
 
 

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