L’investiture d’Obama célébrée dans l’indifférence

Par APANEWS

L’investiture du 44ème président des Etats-Unis d’Amérique, le premier Africain-Américain à accéder à ce poste dans l’histoire de la plus grande puissance mondiale, est passée pratiquement inaperçue en Mauritanie, du côté surtout des autorités officielles du pays, a constaté APA à Nouakchott.

Aucun communiqué officiel n’a été publié à Nouakchott pour saluer cet événement qui s’est déroulé dans la capitale fédérale américaine, en présence de millions de spectateurs.

Cette situation peut s’expliquer par la position adoptée jusque- là par l’administration américaine à l’égard du Haut Conseil d’Etat, au pouvoir en Mauritanie depuis le putsch du 6 août dernier sur l’ex président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Washington n’a pas reconnu les nouveaux dirigeants mauritaniens et continue de réclamer le retour à l’ordre constitutionnel.

Du côté de la rue, l’intérêt accordé à l’investiture d’Obama ne semble pas non plus être à la mesure de l’évènement, célébré en très grande pompe aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, dans beaucoup d’autres Etats du monde.

Au moment où les chaînes satellitaires diffusent en direct l’évènement, les Nouakchottois vaquent à leurs occupations de la façon la plus naturelle. On est très loin des moments de diffusion de grands matches de football ou de feuilletons de grande audience qui donnent lieu généralement à un arrêt presque total de la circulation dans les rues de la capitale.

"Je nourrissais beaucoup de sympathie à l’égard d’Obama parce que d’abord c’est un Africain-Américain et ensuite il a battu Georges Bush que je déteste de ton mon cœur", déclare Sidi Ali, chauffeur de taxi.

M. Ali reproche toutefois aujourd’hui au nouveau président américain son "indifférence partisane" lors du « carnage » que l’armée israélienne a perpétré contre les populations de Gaza. "Il aurait au moins dû condamner l’action d’Israël", a-t-il dit à APA.

L’ambassade des Etats –Unis à Nouakchott a toutefois invité la classe politique, les journalistes et les organisations de la société civile qui ont pu suivre en direct l’investiture de Barak Obama sur écran géant de télévision.

L’occasion a été saisie par le chargé d’affaires de l’ambassade américaine pour souligner les progrès accomplis dans les pays d’Afrique sur le plan de la démocratie tout en relevant quelques trébuchements ici et là, « comme en Mauritanie et en Guinée ».

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