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Alioune Tine préoccupé par les « perversions » qui frappent la démocratie sénégalaise

Par APANEWS

Le président de la Rencontre Africaine des Droits de L’Homme (RADHO), Alioune Tine, s’est dit très « préoccupé par les perversions » qui frappent la Démocratie au Sénégal après l’accusation de blanchiment d’argent puis la convocation à la Police de l’ancien président de l’Assemblée Nationale Macky Sall.

Accusé de blanchiment d’argent par un communiqué du ministère de l’Intérieur, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Macky Sall, a été convoqué mardi après-midi, à la police pour interrogatoire.

La convocation lui a été remise à son domicile à 12 heures par la police.

L’ancien Premier ministre et Secrétaire général de APR/ Yakaar déférera en même temps que Me Alioune Badara Cissé, son directeur de compagne.

« Je suis particulièrement préoccupé par ce qui se passe, par les perversions qui sont en train de frapper notre démocratie au Sénégal, des accusations aussi grossières que fantaisistes à l’endroit des gens qui se présentent comme des menaces pour Karim Wade (ndlr : fils du président de la République), car il faut appeler les choses par leur nom », a-t-il confié.

Selon le président Tine, on est en droit de s’inquiéter si effectivement tous les « présidentiables deviennent des criminels » à l’exception du fils du président « je pense qu’on est en droit d’être très inquiète par cette perversion du système démocratique sénégalais ».

« Nous sommes en train de suivre de très près ce qui se passe, et nous allons mobiliser tout le monde aussi bien au Sénégal qu’en Afrique pour que cette forme de terreur qu’on exerce sur tous ceux qui sont contre cessent, parce que ça c’est une menace pour les libertés politiques, pour les libertés publiques qui ont été acquises de haute lutte au Sénégal », a-t-il poursuivi.

« C’est extrêmement grave ce qui est en train de se passer au Sénégal, c’est inacceptable », a-t-il martelé.

Alioune Tine promet ainsi une mobilisation de sa structure pour l’arrêt des menaces aux libertés.

« En ce qui nous concerne tout ce que nous pourrons faire pour mobiliser les gens pour qu’on arrête de menacer les libertés publiques, pour que le jeu démocratique soit transparent, saint, se passe, nous le ferons, il n’est pas possible qu’à la veille des élections que des candidats soient menacés », conclut-il

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