Année d’élections en perspective pour les pays d’Afrique australe (SYNTHESE)

Par XINHUA

Sept pays d’Afrique australe se préparent cette année à des élections présidentielles, législatives ou provinciales. Ils sont l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo (RDC), le Malawi, le Mozambique, la Namibie et l’Afrique du Sud, selon le Centre de recherche et de documentation d’Afrique australe basé à Harare (SARDC). En Afrique du Sud, des élections législatives nationales et provinciales auront lieu le 22 avril. Des élections présidentielles sont prévues en Angola en avril. Le Malawi suivra avec des élections présidentielles et législatives le 19 mai. En Afrique du Sud, le président n’est pas élu directement, mais est choisi par les membres du parlement après leur élection. C’est pourquoi, le leader du parti majoritaire au parlement peut s’attendre à devenir président du pays. Les élections sud- africaines sont tendues en raison de la division qui règne au sein du Congrès national africain (ANC), et qui a entraîné la formation du Congrès du peuple (Cope), qui comprend d’anciens hauts dignitaires de l’ANC. L’Afrique du Sud utilise un système de représentation proportionnelle, ce qui signifie que les candidats sont élus sur des listes et ne représentent pas des circonscriptions individuelles. Au Malawi, c’est le système de circonscription qui a été adopté. Au Malawi, le président est élu directement par les électeurs, et la concurrence pour le poste est rude cette fois-ci, car trois personnalités de poids se présentent, à savoir l’actuel président Bingu wa Mutharika, l’ancien président Bakili Muluzi et l’aspirant de longue date John Tembo, qui était un proche associé du président Hastings Kamuzu Banda. Tous ont choisi des colistiers bien en vue. Le président actuel a choisi une ministre du cabinet, M. Muluzi, un proche associé, et M. Tembo a fait le choix surprenant de Brown Mpinganjira, ancien ministre qui a quitté le parti de M. Muluzi afin d’établir son propre parti. L’enregistrement des électeurs est en cours et dix partis politiques devraient concourir aux élections. La dernière élection présidentielle de 2004 au Malawi a été remportée par M. Mutharika, dont le mandat a été caractérisé par des succès économiques et un chaos politique. La Commission électorale du Malawi souhaite éviter les problèmes en mai, car l’élection de 2004 avait entraîné des plaintes sur les irrégularités au niveau du registre des électeurs et sur le retard au niveau de l’annonce des résultats. Les élections présidentielles en Angola devraient également se dérouler en avril, mais la date n’a pas encore été annoncée. Les élections législatives organisées en septembre 2008 ont été remportées par le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), qui a obtenu 82 % des voix dans une victoire écrasante. La Mission d’observation électorale (SEOM) de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a indiqué que les élections ont été menées de « manière ouverte, transparente et professionnelle ». L’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola ( Unita, opposition) a été vaincue, ouvrant la voie à une reprise politique et économique. Il s’agissait des premières élections en 16 ans. S’agissant de l’élection présidentielle cette année en Angola, la candidature du président sortant José Eduardo dos Santos pour le PMLA a été confirmée, alors qu’Isaias Samakuva représentera Unita. D’autres élections présidentielles et législatives se dérouleront plus tard dans l’année au Botswana, au Mozambique et en Namibie, ainsi qu’une élection présidentielle en RDC. Concernant le Botswana, qui utilise un système de circonscription, ce sera la première fois que le président Ian Khama fera face à son électorat à la tête du Parti démocratique du Botswana au pouvoir, bien que le parti de son père, Seretse Khama, n’ait perdu aucune élection depuis l’indépendance du pays en 1966. Des élections présidentielles et législatives auront lieu en Namibie en novembre. L’Organisation du peuple d’Afrique du sud- ouest (SWAPO) a confirmé leur candidat, le président en exercice, Hifikepunye Pohamba. SWAPO est populaire en Namibie avec un nombre record d’élections gagnées depuis 1989 avec plus de 70% des voix. M. Pohamba a gagné avec 78% des voix les élections de 2004, la troisième depuis l’indépendance en 1990. A l’élection de novembre 2009, le Congrès des démocrates sera représenté par Ben Ulenga, et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) par Hidipo Hamutenya. Tous deux sont d’anciens officiels de SWAPO. Au Mozambique, le Comité central du parti Frelimo au pouvoir a confirmé le président Armando Guebuza comme son candidat pour l’élection présidentielle de décembre. M. Guebuza a été élu en décembre 2004 avec 64% des voix après avoir vaincu son adversaire Afonso Dhlakama du parti de la Résistance nationale du Mozambique (RENAMO), qui a remporté 30 % des voix. Le Comité central a apporté son soutien à M. Guebuza, déclarant que son mandat a été marqué par « le pragmatisme, le dialogue, la discipline et une interaction permanente avec la population ». M. Guebuza s’est rendu dans toutes les provinces et la plupart des districts du pays ces douze derniers mois. Le Mozambique et la Namibie utilisent tous deux un système de représentation proportionnelle, même si la méthode employée est légèrement différente. Le Zimbabwe a enfin clôturé le chapitre de ses élections présidentielle disputées de 2008 grâce à une solution initiée par la SADC, facilitée par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, et menant à la formation d’un gouvernement inclusif et d’un nouveau cabinet conjoint comprenant des ministres des trois principaux partis du pays. Pour le secrétariat de la SADC, qui organise les missions d’observation pour les élections régionales, le nombre d’élections signifie que 2009 sera une année très chargée, en plus de l’application de l’Accord de libre-échange et de la Coupe du monde de football 2010 qui se déroulera en Afrique du Sud l’année prochaine. Les Etats membres de la SADC, qui construisent leur identité culturelle et historique commune, a développé et approuvé en 2005 leurs propres « Principes et guides gouvernant les élections démocratiques ». Les élections 2005 au Zimbabwe et en Tanzanie ont été les premières à utiliser ces principes et conseils. Fin