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Zambie : des lois et des couleurs

Guy Scott à Lilongwe (Malawi), le 13 octobre 2011. © Amos Gumulira/AFP

Polémique autour de Guy Scott, vice-président de la Zambie et Blanc, attaqué sur sa capacité à assurer ses fonctions.

Le 8 janvier, le président Michael Sata quittait la Zambie pour assister aux célébrations du centenaire du Congrès national africain (ANC) en Afrique du Sud. Mais au lieu de laisser les clés de la maison à son vice-président, Guy Scott, il a confié l’autorité sur les affaires publiques à son ministre des Finances, Alexander Chikwanda. À Lusaka, le choix n’est pas passé inaperçu. Le président répugnerait-il à confier à un Blanc les rênes du pays, comme le laisse entendre la presse zambienne ? En cas de décès ou d’incapacité du chef de l’État, le vice-président est pourtant censé lui succéder.

L’opposition s’est précipitée sur l’occasion et, depuis un mois, l’ancien vice-­président et avocat George Kunda demande la démission de Scott. D’autant qu’un article de la Constitution stipule que les parents du président zambien doivent être nés dans le pays et en avoir la nationalité. Ce dont Guy Scott, fils de colons britanniques, ne peut pas se prévaloir.

Polémique indigne

Le vice-président, compagnon de route de Sata depuis plus de vingt ans, a été âprement défendu par le président lui-même, qui a qualifié Kunda d’« avocat le plus incompétent d’Afrique ». De son côté, l’Association juridique de Zambie a rendu un avis, le 13 janvier, considérant que Guy Scott était tout à fait qualifié, au regard de la Constitution, pour exercer son poste. Aux yeux d’Alex Ngoma, président de la Fondation pour le progrès démocratique, cette polémique est indigne. « La Zambie devrait prendre exemple sur des pays progressistes comme les États-Unis et considérer tous ses citoyens sur un pied d’égalité. »

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