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Burkina Faso – Sport : tous en selle pour le Tour du Faso !

Le Tour du Faso tiendra sa 26e édition du 8 au 18 octobre 2012. © Christophe Ena/SIPA

Symbole de l'engouement des Burkinabè pour la petite reine, le Tour du Faso est le plus célèbre rendez-vous cycliste du continent. Pour 2012, le pays a programmé plusieurs autres épreuves.

Vingt-cinq ans après le premier Tour du Faso, le cyclisme africain sera plus que jamais à la fête au Burkina en 2012. Les spectateurs pourront observer de valeureux coureurs du continent et leurs homologues européens s’affronter sur les routes du pays au cours d’une saison jalonnée d’épreuves. Ils verront les pelotons pédaler à vive allure, passant des routes bitumées fondues par la chaleur aux pistes cahoteuses dans un nuage de latérite. Des courses qui marquent les corps, les mécaniques et les esprits, et offrent un spectacle populaire formidable, dans un pays où le cyclisme a rang de sport roi, au même titre que le football.

En 2011, les coureurs burkinabè ont raflé le Grand Prix de l’impossible, la 25e édition du Tour du Faso (remportée par Hamidou Zidweiba), ainsi que les Tours du Cameroun, du Togo et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Seront-ils aussi brillants lors de la saison 2012 ?

En chaîne

La première épreuve sera la Boucle du coton, du 21 au 27 mai, une compétition destinée, à ses débuts, aux cyclistes issus des pays producteurs de fibre et qui accueille aujourd’hui des concurrents venus de Libye, du Maroc et de France. Comme chaque année, les coureurs burkinabè s’affronteront ensuite lors du championnat national sur route, prévu au mois de juin, au cours duquel Abdoul Wahab Sawadogo remettra son titre en jeu. Suivra le Grand Prix de l’impossible, la plus longue course organisée sur le sol africain : 525 km entre Niamey et Ouagadougou, qui mettront les corps à rude épreuve. Le départ est prévu le 30 juin à 22 heures, pour une arrivée le lendemain après-midi.

Inscrite au calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI), la 26e édition du fameux Tour du Faso se tiendra du 8 au 18 octobre. Et ensuite ? Une célèbre marque de bière travaille à l’organisation d’un Grand Castel, épreuve de douze jours au Burkina, au Mali et en Côte d’Ivoire et rassemblant les équipes de quinze nations africaines, qui devrait commencer juste à la fin du Tour du Faso. Ce qui permettra de garder tout le gratin du cyclisme continental dans la région pour disputer le championnat d’Afrique, du 1er au 4 novembre au Burkina. Plusieurs épreuves sont prévues : contre-la-montre individuel, contre-la-montre par équipes et critérium.

Passion

C’est en 1955 que le Burkina – la Haute-Volta, à l’époque – a connu sa première course cycliste, avec au départ seize coureurs venant de trois clubs. La première fédération voltaïque de cyclisme a été créée en 1964 et s’est affiliée à l’UCI un an plus tard. Sous la « révolution démocratique et populaire » de Sankara, la Fédération burkinabè de cyclisme (FBC) a organisé son premier Tour du Faso en 1987. Des équipes du Sénégal, du Mali, du Niger, du Cameroun et de l’ex-URSS ont participé à cette course par étapes, remportée par le Soviétique Igor Luchinko. Au fil des ans, la compétition a gagné en expérience et en notoriété, grâce notamment à un ancien coureur français, Francis Ducreux, qui, depuis la création du tour, se charge de trouver des sponsors. L’État burkinabè finance l’épreuve à hauteur de 200 millions de F CFA (305 000 euros) et les sociétés publiques et privés répondent à l’appel, mais il est toujours difficile de boucler le budget. « La Fédération burkinabè de cyclisme a choisi de faire venir des équipes de même valeur, ce qui rend la course passionnante, explique Francis Ducreux. C’est désormais la plus connue d’Afrique. » 

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À lire : Au Tour du Faso, textes de Louis Doucet et photographies de Christophe Ena, Le Pas d’Oiseau Éditions, 2009, 96 pages, 25 euros.

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