Pauvreté : enfin, la tendance s’inverse

Par Jeune Afrique

Les indicateurs de la Banque mondiale sont enfin au vert pour l'Afrique. © Tim Sloan/AFP

Selon la banque mondiale, la croissance économique en Afrique subsaharienne a fait baisser le nombre de pauvres sur le continent. Mais le chemin pour résorber les inégalités est encore long.

Pour ceux qui en doutaient encore, la croissance économique en Afrique subsaharienne – supérieure à 5 % en moyenne par an – profite bien aux populations. Pour la première fois depuis 1981, moins de la moitié des Africains vit avec moins de 1,25 dollar par jour (47,5 % en 2008), selon la Banque mondiale. Le nombre de pauvres a également baissé depuis le pic de 2005 : 386 millions en 2008, contre 394,9 millions alors. Autrement dit, la création de richesses parvient enfin à absorber la croissance démographique – et peut-être même la dépasse-t-elle.

L’institution, qui ne dispose pas de données plus récentes, estime par ailleurs que cette tendance se poursuit malgré la crise économique mondiale. « L’Afrique est au seuil de son décollage, comme la Chine il y a trente ans et l’Inde il y a vingt ans », assure la Banque mondiale. Progrès des indicateurs sociaux (mortalité infantile, alphabétisation…), développement du secteur privé et des services, consommation de produits manufacturés, émergence d’une classe moyenne… Un constat que le financier franco-béninois Lionel Zinsou confirme. « Par rapport au scepticisme qui tend à faire croire qu’il n’y a qu’une croissance des inégalités, ces indicateurs démontrent le contraire. Le développement du continent est solide, homogène et ne repose pas sur les ­exportations de pétrole », explique le président de PAI Partners. 

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