Fermer

Sénégal : les grognards de Macky Sall

Seydou Guèye (à g.) et Mbaye Ndiaye, entres autres, composent la garde rapprochées de Sall. © Émilie Régnier pour J.A.

Soutiens de Macky Sall à la présidentielle sénégalaise, ils sont tous transfuges du Parti démocratique sénégalais (PDS) du président sortant Abdoulaye Wade.

Alioune Badara Cissé

Il est plus que le bras droit, c’est une partie de la conscience de Macky Sall. La collaboration entre les deux hommes a débuté à la primature. Cissé, un historique du Parti démocratique sénégalais (PDS), est alors le directeur de cabinet. Ils partagent tout, les succès comme les échecs, et quand Sall tombe en disgrâce, il le suit. Cet avocat de formation, aux multiples réseaux, premier adjoint au maire de Saint-Louis, a su conserver des liens privilégiés avec des membres de son ancien parti. Il a joué un rôle majeur dans la décision (payante) de se démarquer du M23 au début de la campagne.

Mbaye Ndiaye

Cet ancien cadre de la Senelec, lui aussi un historique du PDS, fut l’un des rares députés à suivre Sall lorsqu’il démissionna du PDS pour créer l’APR – et donc à perdre mandat et avantages. Une preuve de fidélité qui lui vaut en retour une grande confiance de la part du candidat. En tant que directeur des structures de l’APR, Ndiaye est l’artisan de l’implantation du parti dans l’ensemble du pays. Son enracinement dans la capitale (il fut maire des Parcelles-Assainies, un quartier populaire de Dakar) a joué un rôle dans les bons scores dans cette région au premier tour de la présidentielle. Il est considéré comme un grand stratège politique.

Mahmoud Saleh

Cet ancien haut fonctionnaire a gardé des réflexes de son passé de trotskiste. Mais l’homme est plus nuancé que sa réputation. S’il a fondé plusieurs partis de gauche, il a aussi été ministre de Wade avant de rejoindre l’APR. Chargé de nouer des alliances avec d’autres formations, il joue un rôle central dans l’entre-deux-tours. Détesté par une bonne partie des membres de l’équipe de campagne, vilipendé en public par des conseillers de Macky, il a toujours conservé la confiance du candidat. « S’il le garde, c’est qu’il le juge essentiel », estime un proche.

Moustapha Cissé Lô

Comme Ndiaye, il fut l’un des rares députés à démissionner pour suivre Sall, en 2008. Cet ancien du PDS joue un rôle primordial. L’implantation de l’APR dans la région de Diourbel, et plus précisément chez lui, à Touba, la cité sainte des mourides, la confrérie la plus influente du pays, c’est lui. Son rôle est de contrer l’offensive de charme de Wade vis-à-vis des mourides. Celui qui n’a pas la langue dans sa poche joue aussi aux gladiateurs des micros, prêt à toutes les provocations pour défendre son leader.

Seydou Guèye

Il a côtoyé plusieurs ministres en tant que directeur de cabinet dans les années 2000 et a été le porte-parole de Sall avant la campagne. Aujourd’hui, il dirige le pôle communication de l’équipe de campagne. C’est aussi un homme de confiance de Sall, de qui il ne s’éloigne jamais bien longtemps.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici