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Tchad : Hinda Déby Itno, première dame d’influence

Omniprésente aux côtés de son mari, Hinda Déby Itno est de tous les rendez-vous officiels. © Issouf Sanogo/AFP

Hinda Déby Itno remplit pleinement son rôle de première dame du Tchad. Particulièrement active, elle n'hésite pas à s'afficher aux côtés de son mari. Et à prendre publiquement la parole pour le soutenir.

Pour bon nombre de Tchadiennes, Hinda Déby Itno est un modèle. Il faut dire que la première dame sait tenir son rôle. Scolarisation des filles, promotion du genre, construction d’un hôpital de la mère et de l’enfant, dénonciation des mariages précoces, solidarité avec les malades du sida et les femmes victimes de fistules… Ses combats sont nombreux. « Il est important pour nous que de tels discours viennent d’elle », assure une jeune Tchadienne.

Omniprésente aux côtés de son mari, elle est de toutes les inaugurations officielles et est vite devenue très populaire. La parution, en 2008, de son autobiographie, La Main sur le coeur (Éditions continentales), n’a probablement pas desservi sa réputation. Toujours élégante, vêtue de tissus chatoyants, elle lance même des modes vestimentaires. Dans les jours suivant ses apparitions publiques, des tenues similaires aux siennes s’arrachent sur les marchés de N’Djamena. Mais la dame de coeur, fille de diplomate, serait aussi une femme très ambitieuse.

Sans rivale ou presque

Née le 2 avril 1980 dans une famille musulmane originaire du Ouaddaï, région frontalière du Soudan, elle a suivi ses études primaires et secondaires dans des écoles chrétiennes. Diplômée en gestion des entreprises, elle épouse Idriss Déby Itno en 2005. Devenue directrice de son cabinet privé à la place de l’un de ses fils, elle aurait, dit-on, une influence non négligeable sur le chef de l’État. « Elle peut faire nommer ses proches ou ses amis à des postes importants », remarque un habitué du Palais.

Elle a surtout toujours affiché une grande solidarité envers le chef de l’État. Lorsque celui-ci était en conflit ouvert avec les institutions financières internationales et menacé par les rebelles, elle a pris publiquement la parole pour lui apporter son soutien. Lors des campagnes électorales, elle est là, encore, sur les affiches, dans les meetings, particulièrement active. Une popularité, une présence et un tempérament qui expliquent aussi qu’elle reste sans conteste la seule première dame, même après qu’Idriss Déby Itno a épousé la jeune Amani Moussa Hilal, fille du chef présumé des milices Djandjawid Moussa Hilal, en janvier, à Khartoum. 

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