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Mahamadou Sako : le sens des affaires

Mahamadou Sako sait cultiver son réseau © Vincent Fournier/JA

Pour celui qui souhaite investir au Niger, il ne doit retenir qu'un nom, celui de Mamadou Sako. À 56 ans cet ancien de l'Essec à l'un des carnets d'adresse les plus fournis.

S’il ne fallait retenir qu’un mot pour décrire Mahamadou Sako, ce serait celui de réseau. Président de l’association des anciens élèves de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec, France, promo 1985), vice-président du comité Afrique du Medef, le syndicat des patrons français, président fondateur de l’association Afrique SA… Dans le monde des affaires, cet homme nigérien de 56 ans a l’un des carnets d’adresses les plus fournis de l’axe Paris-Niamey. Après avoir fondé un cabinet de conseil à Paris, Renoovo, qu’il gère avec un associé, il en a ouvert un autre à Niamey en mars. Ses spécialités ? Le développement du secteur privé en Afrique, les privatisations et restructurations, l’audit et le conseil de sociétés, sans oublier le conseil aux gouvernements.

Expert incontournable de l’essor du secteur privé en Afrique, c’est un homme de réseau.

Ministre des Privatisations dans le gouvernement de c en 2000 et aujourd’hui conseiller du président Issoufou, Mahamadou Sako a toujours évité d’être trop marqué politiquement, ce qui lui a permis de rester dans le coup malgré les changements de régime. Avec le même entregent, alors que d’autres auraient tendance à faire profil bas de crainte d’être associés à la sulfureuse Françafrique, Sako, lui, affiche sa proximité avec les puissants. Dans son bureau parisien figurent en bonne place des photos de lui en compagnie de l’actuel ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, ainsi que, encadrée sur un mur, une cartographie des activités africaines du groupe Bolloré.

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