Pointe-Noire : Célestine Bagniakana, une dame de coeur

Célestine Bagniakana est également investie dans la lutte contre le Sida. © Baudoin Mouanda pour JA

Engagés en politique ou dans la vie associative, tous passionnés par l'humain, ils ont fait et font encore bouger leur ville, et le Congo. Portrait de Célestine Bagniakana.

Après des études de secrétariat à Neuilly, en France, Célestine Bagniakana est recrutée en tant que secrétaire de direction chez Delmas-Vieljeux, qui deviendra plus tard le groupe Bolloré, dans le 8e arrondissement de Paris. À son retour au Congo, elle en devient l’assistante de direction générale à Pointe-Noire. En 1994, parallèlement à son activité professionnelle, elle crée Halte Sida, une association de prévention et de lutte contre le sida. Soutenue par certaines des plus importantes entreprises de Pointe-Noire et par des particuliers (congolais et expatriés), Célestine Bagniakana centre son action sur les orphelins qui, après avoir perdu leurs parents à cause de cette maladie, sont recueillis par des membres de leur famille démunis et incapables d’assurer leur avenir. Dans sa démarche, elle met surtout l’accent sur la formation de ces jeunes, dont certains sont pris en charge par des parrains se trouvant à l’étranger, notamment en France.

Aujourd’hui, Célestine Bagniakana continue d’accompagner un millier d’enfants et se montre fière de la réussite de « ses » orphelins. Beaucoup de bacheliers, une juriste, un gendarme… et bien d’autres qui, après l’apprentissage d’un métier, ont trouvé un emploi. Pour compléter son action, elle a entrepris la construction, à Pointe-Noire, d’un orphelinat baptisé Coeur céleste.

Mais cette quinquagénaire dynamique a une autre passion : la musique, plus particulièrement le gospel. Elle a ainsi monté un groupe composé de neuf filles, Les Célestes Gospel, qui enchante les Ponténégrins.