Cemac : suite de l’affaire Ntsimi

Jeune Afrique n°2677 © J.A.

Suite à la publication, dans le no 2677 de Jeune Afrique, du second volet de notre enquête sur la présidence de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), nous avons reçu du cabinet Performances Management Consulting Sénégal la mise au point suivante.

« S’agissant de l’assistance technique au programme des réformes institutionnelles (PRI) de la Cemac : notre cabinet a été recruté en novembre 2005 par la Cemac pour un audit institutionnel et organisationnel suite à un appel d’offres international. Le mandat d’assistance technique au programme des réformes institutionnelles qui nous lie à la Cemac depuis lors a été régulièrement renouvelé par la conférence des chefs d’État, instance suprême de ladite Communauté, sur la base des prestations satisfaisantes que nous lui avons apportées. Toutes les missions effectuées par notre cabinet au profit de la Cemac s’inscrivent dans le cadre de ce programme des réformes institutionnelles. […]

S’agissant du recrutement de personnels évoqué : le renforcement des capacités de la Commission de la Cemac constitue un des volets du programme des réformes institutionnelles. Ce recrutement, réalisé en partenariat avec un cabinet international de recrutement, aura permis de collecter 4 276 dossiers (aussi bien par internet, par voie postale, que par dépôt direct à la Commission de la Cemac à Bangui), de présélectionner 378 candidats pour des interviews et de proposer à la Commission de la Cemac 148 candidats à recruter. Conformément à la pratique en la matière, la finalisation d’un tel dossier n’incombe pas au consultant, mais au client. »

Lamine Nor Thiam, directeur administratif et financier

Réponse de Jeune Afrique

Nous maintenons, pour notre part, ce que nous avons écrit, à savoir qu’il serait utile qu’un audit indépendant se penche sur les détails de tous les marchés conclus par la présidence de la Commission. Quant aux personnels recrutés, Performances Management Consulting oublie de préciser que 47 candidats ont reçu de sa part une confirmation d’embauche – certains avaient démissionné de leur emploi précédent – avant d’être, pour les trois quarts d’entre eux, éconduits par la Cemac.

In fine, une dizaine de postulants ont trouvé un emploi dans le cadre d’une « mission d’appui technique à la sous-direction des ressources humaines » facturée par le cabinet dakarois 195 millions de F CFA.

François Soudan

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