Salaires des chefs – Maghreb : homogénéité… et sobriété relative

Entre fantasmes et réalité, enquête sur les salaires et les avantages des ministres... et de quelques présidents. Acte deux, l'Afrique de l'Ouest.

Logiquement, les ministres du premier producteur de gaz du continent, l’Algérie, arrivent en tête des rémunérations maghrébines, avec 5 167 euros par mois. Sinon, globalement, les émoluments des gouvernements nord-africains sont assez homogènes.

La Mauritanie est l’exception qui confirme la règle. Ses ministres sont mieux payés que leurs homologues marocains et tunisiens, malgré un produit intérieur brut très inférieur. La raison ? Le salaire comprend aussi tous les frais de missions et de représentation ainsi que les indemnités de logement. Reste que ces salaires sont assez proches, finalement, de ceux relevés dans les pays du reste du continent, et surtout bien inférieurs aux salaires des dirigeants des grandes entreprises.

 

Un exemple parmi tant d’autres : Mohamed Férid Ben Tanfous, le directeur général de la banque tunisienne ATB, a ainsi touché en 2010 quelque 428 802 euros, soit plus de 35 000 euros mensuels et plus de dix fois le salaire de son ministre. 

Le bon exemple tunisien

Le souffle révolutionnaire a eu des effets sur le train de vie de l’État tunisien. Plusieurs ministres du gouvernement provisoire de Béji Caïd Essebsi ont été bénévoles (Slim Chaker, Slim Amamou, Abderrazak Zouari). Kamel Jendoubi, le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), n’a pas touché son salaire – une fois les frais déduits. Quant au président actuel, Moncef Marzouki, il a montré l’exemple en se contentant de 3 000 dinars (1 500 euros) par mois au lieu des 30 000 prévus.

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